dimanche, 07 janvier 2007
Lovely !
La cuisine de la panthère a ouvert ses portes, et le noble animal a vidé ses armoires. Qu’y a-t-on trouvé ? Un fond de farine, du beurre, des œufs (Qui reposaient paisiblement au frigo, ne vous inquiétez pas, je me porte garant de leur fraîcheur !), un restant de cassonade et un autre de sucre semoule, une vieille pomme. Un cake s’impose !
Evidemment, si d’aventure vous mangez bien chez moi, ne me demandez surtout pas la recette. Non pas que je ne vous la céderais pas bien volontiers, mais parce qu’il n’en existe pas. On prend les aliments, et vogue la galère ! C’est surtout les quantités qui souvent posent problème, car elles se révèlent systématiquement aléatoires.
Dans le cas présent, j’ai vidé le sachet de farine, j’y ai joint le sucre (A vue d’œil, il y avait plus de sucre que de farine dans le saladier - Oui, je prépare les pâtes à gâteau dans un saladier, moi… - toutefois je me trompe peut-être !), le beurre fondu et les œufs. A part, dans une poêle, j’ai fait revenir ma vieille pomme, qui en avait marre de rester intacte, comme si personne ne l’avait jamais désirée, dans le beurre et avec du sucre encore. Et là coup de génie ! J’ai fini la cuisson de la pomme ainsi caramélisée avec un fond de crème fraîche non utilisée vendredi.
J’ai mélangé le tout, puis zou ! au four pendant quarante minutes.
La cuisine, c’est fascinant, c’est facile à ça dégage un petit quelque chose de magique, je trouve. Vous auriez vu la tronche du fruit, la dégaine du sachet de farine, tout rabougri. Et je vous épargne la description du sac de sucre semoule et du paquet de cassonade… Grâce à la magie de l’art culinaire, j’ai maintenant un magnifique gâteau brillant de mille feu, lingot d’or se languissant d’être dégusté par de gourmands palais.
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samedi, 19 août 2006
Pas perdu pour tout le monde
J’ai souffert d’un certain manque d’inspiration ces derniers temps, ce qui explique pourquoi aucune note n’a été ajoutée cette semaine. L’angoisse de la page blanche, en quelque sorte. Tous ceux qui tiennent un blog connaissent ça un jour ou l’autre. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir encore mille et une choses à raconter. Juste que parfois, il faut savoir établir une sélection, pourtant, car coucher toute sa vie, toutes ses humeurs sur papier (Quel papier, au fait ? Tout se passe sur l’écran froid de l’ordinateur !) représente une tâche non négligeable. Puis il faut vivre aussi, pas seulement relater son existence.
Bref, on l’aura compris, ces derniers jours n’ont pas été de tout repos. Il y a eu des visites, de la famille et d’amis, deux petites sorties sympatoches dans un chtit café près de l’appart, et cette nuit un gros dodo.
Mais si je prends la peine de prendre la plume (Et j’espère encore avoir le temps et l’énergie avant dimanche soir de poursuivre la narration de mon périple à Paris, ainsi que mon expédition hilarante à Cologne…), c’est pour me livrer à une ode au pain perdu.
Rien de plus simple à préparer, mais rien de plus sympa pour égayer ses matinées dès le lever non plus. Pour préparer le pain perdu, il suffit de deux œufs, d’un peu de lait, de sel, de sucre et de cannelle. Très important, ça. On mélange les œufs au lait, on assaisonne avec la cannelle et le sel, on trempe une tartine dans la mixture, on beurre une poêle et on frit le pain ainsi imbibé.
Une fois doré, on retire la tartine que l’on saupoudre copieusement de cassonade blonde.
Allez, sur ce, et pour faire taire ceux qui prétendraient que mes muses proviennent de plus en plus fréquemment de ma cuisine que de mon cerveau, je file tel Spiderman me doucher, pour aller à la bibliothèque municipale, et faire quelques courses.
Cordialement,
La panthère.
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lundi, 14 août 2006
La chute
Vous connaissez la blague du gars qui va acheter des oeufs, pour faire un cake marbré vanille chocolat ?
Attention, c’est une histoire assez affligeante, qui s’adresse à un public averti.
Je revenais donc des courses du vendredi soir, et dans la voiture s’était entassée une bonne quantité de biens variés, allant de la chaise réparée et remise par mon papa l’après-midi même, de linges nettoyés et repassés par ma maman, confiés à mes bons soins en même temps que la chaise précédemment citée, d’une imprimante offerte par mes parents, et du produit de mes courses.
Bien sûr, je dispose d’une caisse pour y entasser mes commissions, ce qui est plus pratique au même de tout débarquer à l’appartement. Et cette caisse, je l’avais vraiment bourrée à donf. Et les œufs trônaient en majesté au sommet du tas de marchandises. La logique aurait voulu que je les planque correctement, de manière à prévenir tout accident intempestif. Mais… moi et la logique… Puis il faut savoir prendre des risques dans la vie.
Mais ce vendredi soir, la chance avait déserté mon quotidien, si bien qu’à peine entré dans le hall de ma paisible demeure, Cambouis me sauta quasiment au cou, et, de surprise, j’esquissai un mouvement brusque qui entraîna la chute brutale de la dizaine d’œufs, qui se fracassèrent avec fracas contre le sol.
Stupeur !
J’éloignai immédiatement la chatte, et bondit à la cuisine (Avec une caisse pleine à ras bord, qui pèse dans les vingt kilos, l’exploit mérite d’être cité !), pris le papier cuisine ultra absorbant et ramassait l’albumine gluante mélangée au jaune.
Une fois l’étrange substance ramassée, je sauvai les deux œufs restés miraculeusement intacts, les nettoyai sous un jet d’eau froide, puis récupéré le peu de matière qui ne s’était pas répandue sur le linoléum de l’entrée.
Je préparai à toute vitesse ma pâtisserie qui, de l’avis général, se révéla délicieux. Et comme cet article se trouve dans la catégorie la cuisine de la panthère, voici, en exclusivité mondiale, ma recette du cake marbré :
Prenez une quantité indéterminée d’œufs, dont vous ne pourrez pas, même si vous vous appelez David Copperfield, séparer le blanc du jaune. De toute façon, ce n’est pas nécessaire. Passez environ cent cinquante grammes de farine au tamis, puis ajouter la même quantité de sucre semoule. Faites fondre un demi paquet de beurre, ou un peu moins, ça dépend si vous aimez ça. Mais ne pensez pas : « Mon cake sera plus light si je ne mets pas trop de beurre. » Non. Car quand on se fait un cake, c’est qu’on ne fait pas régime. Bref. Mélangez dans un grand bol le beurre et la moitié du bol à œufs à la farine et au sucre. Ajoutez encore une pincée de sel.
Quand l’appareil est prêt, versez le dans un bac qui va au four. S’il est métallique, beurrez-le.
Ensuite, recommencez le cirque en incorporant de la poudre cacaotée, genre Nesquick. Déposez cette seconde génération de pâte sur la seconde, puis placez le tout au four pendant une petite heure à feu moyen.
Moralité : pour préparer un bon cake, laisser choir au préalable les œufs, dont la chute est un exhausteur de goût !
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dimanche, 02 juillet 2006
Cookies
Oyez, bonnes gens, l’incroyable récit des cookies « maison » de la Panthère (based on a true story) !
J’avais trouvé une belle recette de biscuits chocolatés sur le net, et je m’étais dit : « Tiens, ce serait une bonne idée d’essayer ça, je le ferai dimanche soir, pour tromper la déprime des dimanches soir. »
J’achetai donc tous les ingrédients auprès de l’épicerie du coin, et me lançai dans la préparation de la pâte. Et avec succès, à ma grande surprise ; cette dernière était délicieuse. Fier comme Artaban, je me décidai donc à constituer des petits tas de pâte, que je disposai avec amour sur la grille que j’enfournai sur le four mis sur la position 3… Car, comme un imbécile, je n’avais pas pensé qu’il serait plus intelligent de les mettre sur la plaque pleine ! Et subvint ce qui devait logiquement arriver ! La pâte, compacte, sous la chaleur du four, se liquéfia, coula sur le fond et carbonisa. Alerté par cette odeur fort peu suave, je me précipitai pour constater les dégâts. A la cuiller (Oui oui, à la cuiller !), j’ôtai ce que je pouvais déjà sauver, puis laissai le four refroidir avant de gratter le reste.
Dans mon malheur, j’avais eu la présence d’esprit de prévoir deux fournées. A l’heure qu’il est, celle-ci cuit, sur la bonne plaque, cette fois, plus sur la grille, et c’est une délicieuse odeur de chocolat qui flatte maintenant mes narines.
C’est le métier qui entre, ça, young boy… Je me réconforte comme je peux, quoi… Et je suis sûr que demain, la dégustation de ma production finira de me consoler !
N’empêche, je me demande encore comment j’ai pu être assez idiot pour ne pas me rendre compte que sur la grille, forcément, la pâte à cookies fondrait. Quand je pense que je croyais être une personne sensée, intelligente…
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lundi, 12 juin 2006
Plein la panse!
Les très bons jours sont revenus, traînant leur cortège de fêtes des pères, des mères, de communions (grandes ou petites), de tenues classouilles mais légères… Ah, comme il est doux, ce mois de juin, quel contraste avec le morne mois de mai 2006 (« En avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai… remets un gilet ! » - expression grand paternelle) !
Et à l’occasion de la fête des pères, de l’anniversaire de ma moman et pour célébrer le beau temps, resto pour toute la famille offert par papounet ! Au menu, gastronomie de haut vol, délicieux et léger ! Un vrai bonheur ! Où ça ? Au « Bourgogne », à Bavay, nord de la doulce France.
Un fort bon moment, en famille, avec des cadeaux, du bonheur à l’entrée, à la seconde entrée, au trou normand, au plat principal, au fromage, au dessert, au second dessert, au café, aux mignardises, au champagne… On se sent beau et joyeux quand on quitte pareille table, en aussi bonne compagnie.
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mercredi, 24 mai 2006
Tomates bananes
Inouï ce que je me suis éclaté aux fourneaux hier soir ! Au menu : potage « Marie-Antoinette », salade de pâtes œuf cuit dur et crudités. Hormis quelques petits incidents sans gravité (Mon premier œuf n’est pas resté dans l’eau bouillante assez longtemps. Résultat : un œuf mollet), si l’on excepte le débordement de la casserole de soupe, bouillant tandis que je m’affairais dans le salon, le produit fini s’avère tout à fait délicieux.
La recette :
Dans dix litres d’eau, mettre deux cubes bouillon (Un de légume, un autre de viande, c’est l’idéal !), faire bouillir une première fois. Ajouter deux boîtes de tomates pelées (Les moins chères du marché, autant ne pas se ruiner…), et six bananes bien mûres. Joindre une petite boîte de concentré de tomates, deux cuillers à café de sel. Saupoudrer copieusement de paprika, de basilic et de poivre. Enfin, achever l’assaisonnement avec un soupçon de curry. Laisser mijoter un bon petit temps (une demie heure, disons), puis mixer.
Servir chaud ou froid.
Le potage Marie-Antoinette. Ca fait chic pour pas un balle.
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