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<title>Blake Edwards Pink Panther - l_antre_de_la_panthere</title>
<description>Blake Edwards Pink Panther</description>
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<lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 13:21:48 +0100</lastBuildDate>
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<title>Je n'ai rien oublié.</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 14:29:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;J’ai mis l’enveloppe en équilibre, contre l’écran plat de l’ordinateur, devant une tasse bleue vide. J’avais la souris en main quand l’enveloppe est tombée. Elle s’est alors&amp;nbsp;entrouverte, laissant&amp;nbsp;apparaître un seul des&amp;nbsp;noms inscrit&amp;nbsp;des cartes de remerciement que je dois envoyer depuis des jours, le mien&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Cédric&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Moi aussi, je pense à lui. Tellement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>2008</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/12/31/2008.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 09:20:54 +0100</pubDate>
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En 2008, j’ai aimé finir Moby Dick, me promener sous la pluie, voir renaître les belles choses, vivre avec mon B.Q., découvrir la régénération de X-Files, déguster les délices des thés Mariage-Frères, parcourir l’exposition Cranach à Londres, marcher à Londres dans le froid et admirer les vitraux de Westminster traversés par le soleil de février, dormir sur mes deux oreilles, grimper sur la grande roue de la Place Sainte-Catherine, Bruxelles à mes pieds, écrire, caresser Cambouis, sauver Largo d’une explosion interne, m’échapper dans l’après-midi, retrouver du boulot, être là où j’en suis, me souvenir de Venise, chercher des vieilleries dans les caisses des revendeurs de bandes dessinées, courir le long de la Meuse, quitter Namur, placer mes livres dans une nouvelle bibliothèque, m’extasier devant les peintures de Séraphine de Senlis, écouter Maria Stuarda à Liège, laisser mijoter la ratatouille, manger des sushis, des sushis et encore des sushis, faire pleurer de joie ceux que j’aime, accompagner M. à Gand, puis subir par sa faute un film russe tourné à Charleroi, dire du mal de ceux que je n’aime pas, dire du bien de ceux qui le méritent, lire de l’Alexandre Dumas au lit, me goinfrer de Ben &amp; Jerry’s, sourire même quand la situation ne s’y prête pas, tirer des plans sur la comète, admettre que l’optimisme est aussi une voie comme une autre, ne pas plaindre les actionnaires d’avoir perdu tout leur argent en ne faisant rien tout comme ils s’enrichissaient en se tournant les pouces, assister de loin et avec ferveur aux élections des USA, transir devant le dernier Clint Eastwood, accompagner mon neveu au cinéma et le voir happé par les images à peine entré dans la salle, me vautrer dans la fainéantise et prendre mon pied, me lever à 5h30 pour réaliser des revues de presse, m’émerveiller devant l’élégance de Max Ophuls et la prose de Maupassant, m’indigner contre tout ce qui n’est pas juste, purger mon cœur de certaines rancœur, jouer avec Tristé, revoir Paris, siroter de la soupe de poisson dans le froid, rouler à vélo dans Bruxelles, habiter à deux pas de Filigranes, chérir sans leur dire mes amis, prendre et puis jeter ce blog, lui dire au revoir puis le retrouver en lui reprochant de déjà être trop vieux, penser à tous ces boulots affreux qui j’ai enchaîné avant et me réchauffer le cœur en contemplant ce que j’ai obtenu, rire grâce à Tina Fey, ne quasiment rien acheter en vêtement et attendre l’année prochaine, éructer devant les outrages de Catherine Tate, écouter Once.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, je n’ai pas aimé Cloverfield, Bernard Werber, me demander si on avait bien fait d’emménager dans un loft humide et blanc, assister impuissant à la croissance des chiffres du chômage, sauver Largo d’une explosion interne, me goinfrer de tout ce qui contient du chocolat et du gras, être déçu par la fin de Carnivàle, me dépêtrer de tracasseries administratives interminables, attendre les nouvelles, m’ennuyer dans les théâtres bruxellois, trouver la portière arrière gauche de ma voiture défoncée et entendre mon assureur refuser de m’assurer tandis qu’il frôle la faillite, avoir peur sur l’autoroute, ne plus supporter les caprices de tout le monde, imaginer Sarah Palin vice-présidente des Etats-Unis, me couper du monde, avoir raté l’exposition Bacon à Londres, m’engueuler avec mon B.Q. dans cette même ville, les deux voyages de B.Q. au Mexique, voir l’exposition sur la Piéta de Michel-Ange à Bruxelles, me contraindre aux horaires farfelus de M., devoir gérer des annulations intempestives, constater qu’il y aura jusqu’à mon dernier souffle des contrariétés auxquelles il n’y a rien à faire.&lt;br /&gt;
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<title>Barack Obama</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/11/05/barack-obama.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 09:10:30 +0100</pubDate>
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Je n’ai pas dit un mot de Barack Obama. J’ai même un doute au moment d’écrire son prénom, je suis quasiment sûr qu’il y a un c entre le a et le k, mais j’en doute, en même temps. Mais de cette incertitude je me revendique. Parce qu’il n’y a d’abord pas eu matière à pavoiser, en tant qu’Européen, et ensuite parce que justement, j’ai considéré comme dangereux l’amour inconditionnel professé par l’Europe tout au long de la campagne du candidat démocrate. Et ça m’aurait énormément le même schéma se reproduise qu’avec John Kerry en 2004 : adoré de ce côté de l’Atlantique, ignoré plus ou moins poliment chez l’Oncle Sam.&lt;br /&gt;La victoire toute fraîche de Barack Obama m’est donc un grand réconfort. Pas parce que John Mc Cain m’était très antipathique. Il était républicain, ce qui déjà est une tare pour qui n’est pas Américain, mais il était également très mal entouré, représentait plus ou moins malgré lui l’héritage de W. (Le plus exécrable souvenir de l’histoire politique des Etats-Unis ; son bilan réhabilite à lui tout seul Nixon …), et vit sans doute un tout petit peu à côté de la plaque en ce qui concerne l’argent. Sarah Palin aussi. Mais elle, elle vit dans un monde bien à elle, avec des croyances bien à elle, des valeurs bien à elle, et elle baigne dans une inculture sombre et une ignorance crasse de tout ce qui ne constitue pas son monde. A elle. Sinon, elle est sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, les journaux jouaient encore à se faire peur. Et si, finalement, Barack Obama ne l’emportait pas ? A cause de la bêtise des électeurs, du système électoral étrange en vigueur, de la mobilisation des fondamentalistes religieux et des bouseux du fin fond de Salt Lake City, de la couleur de la peau des candidats, de la trop faible mobilisation ? Et nous, on s’est dit : « Ca m’étonnerait pas que finalement, ce soit Mc Cain qui gagne ! » Il est vrai que le grand écart entre Bush et Obama donne le vertige. Mais enfin, notre presse nous persuadant doucement que les Américains étaient assez idiots pour encore une fois voter pour les Républicains contre toute attente pour le plaisir de démentir les sondages, on se demandait si la perle rare n’allait pas nous passer sous le nez. Sauf qu’il y avait quand même des signes assez clairs pour se permettre de se montrer un peu plus affirmatif : les déclarations de l’un ou l’autre intellectuel US (Oliver Stone, Jonathan Demme, …), les budgets phénoménaux dont disposaient les Démocrates à une encablure de l’élection. Bref, tout ça pour dire que la presse européenne avait surtout la trouille de se planter et entretenait une espèce de superstition à trop vouloir « y croire ». Point de réserve, mais bien de la peur. Or, la peur ne fait pas bien écrire, et n’éclaire pas très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, on ressasse les difficultés qui attendent le 44e président. On ne pense pas à saluer le vote très citoyen des Américains, qui ne sont pas tombé dans le piège de l’effet de chose, qui veut que les gens ne votent pas comme ils l’indiquent quand on les interroge avant le scrutin (Sheriff, fais-moi peur !). On ne pense pas à signaler qu’en Europe, on n’a pas un seul chef d’Etat de couleur, et qu’on n’est pas prêts d’en avoir un. C’est une belle victoire que l’Amérique fête ce soir, c’est un signal très positif qu’elle envoie au monde entier, c’est du respect que m’inspire ceux qui ont voté pour le candidat le plus apte en remplir le job. Ce qui est une révolution par rapport à l’incurie de l’administration Bush et au foutoir qu’elle laisse en héritage à la planète.&lt;br /&gt;
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<title>Ambiance et cotillons</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/10/01/ambiance-et-cotillons.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 10:51:32 +0200</pubDate>
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Ca me démange d’écrire. Je ne sais pas quoi, ou plutôt je ne sais pas par où commencer. Il y a une effervescence nouvelle dans mon esprit, ce matin les particules pétillent, les courants d’idées s’entrechoquent joyeusement. J’ai envie de poigner avec gourmandise dans la réserve d’images, d’impressions et de souvenirs que j’ai accumulé ces derniers jours, de les étaler sur du papier comme de la confiture sur du pain frais. Je dévorerai à belles dents l’écriture, je dévalerai à toute allure la colline de l’imagination, derrière laquelle il est un lac, sur lequel est une île, sur laquelle est une ville, dans laquelle est ma vie intérieure. Les citoyens y fêtent quelque chose, aujourd’hui.&lt;br /&gt;Ils ont patiemment attendu leur tour, sans doute. Ils ont vu passer devant eux, avec résignation, les obligations sans couleur, les devoirs impeccables de rigueur, les corvées et la pluie et le vent coupant. Les feuilles ont commencé à tomber, et ils se sont dit que la fête tardait bien à venir. Ils se sont peut-être même un peu découragés, les pauvres. Le ressac des vagues du lac ont soudain émis le même son monotone, et ils se sont assis. Oui, c’est ici que je les vois. Ils ont soupiré, et ont conclu de l’inactivité générale que oui, décidément, les festivités étaient ajournées sine die.&lt;br /&gt;Alors quand le premier confetti jaune canari est tombé du ciel, quand s’est élevée une musique guillerette fort à leur goût, les citoyens de la ville sur l’île au milieu du lac derrière la colline ont souri, ont attendu le deuxième confetti rouge vif, la musique aller de plus en plus fort. C’était la fête qui débutait.
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<title>Ute Lemper</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/02/21/ute-lemper.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 21:25:00 +0100</pubDate>
<description>
Ute Lemper a tout de l’ensorceleuse, de la magicienne ou de la femme fatale. Elle apparaît sur la scène, et son public la voit elle, longue cigale à la carrure imparfaite. Il ne s’inquiète plus du monde du dehors, il n’y a plus qu’elle et lui.&lt;br /&gt;Sa voix chaude parle comme elle chante, chante comme elle parle, sensuelle, note profonde après discours enjôleur et roublard autour d’un boa. Le boa, le serpent qui poussa Eve à commettre le pêché originel, la grande faute, le boa dont Ute Lemper raconte l’histoire drolatique, car elle sait qu’il vaut mieux rire que pleurer.&lt;br /&gt;Ses faux airs de Marlene Dietrich, sous lesquels la diva s’amuse de tout, elle les soigne avec le même soin qu’une vieille fille soigne ses chats teigneux. Ses yeux de braise s’illuminent face à ce miroir enthousiaste, son public, toujours aux aguets, elle se mire dans ses beaux reflets.&lt;br /&gt;Elle reprend Piaf, Brel, Ferré, Brecht, Kurt Weill ; elle utilise le français, l’allemand, l’anglais, la comprenne qui peut, qui veut. Mais son langage est universel, son talent immense, son charme inédit. Elle se permet tout, le jazz est son jardin, le cabaret sa cour, elle appelle à la rescousse l’un puis l’autre, improvise, dynamite l’harmonie pour la reconstruire en un instant.&lt;br /&gt;Ute connaît la magie de la musique, elle l’apprivoise depuis longtemps.&lt;br /&gt;Je l’ai entendue, et j’ai compris que j’avais sous les yeux une de ces chanteuses dont on se souviendra longtemps, et dans les oreilles une musique qui coulera aussi longtemps qu’il y aura des mélomanes pour l’écouter.
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<title>Au commencement était le Verbe ...</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/12/31/au-commencement-etait-le-verbe.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Mon, 31 Dec 2007 12:05:00 +0100</pubDate>
<description>
2007, ce fut trois jours de boulot, une crise d’angoisse monumentale, des jours interminables cloîtrés chez moi à me demander si un jour je pourrais à nouveau mettre le nez dehors sans m’écrouler, du repos, un documentaire sur la traque des nazis, le gros chagrin de mon ami Q.A., un retour au boulot dans une boîte à neuneus pourrie qui craque de partout, un licenciement sans avoir revu une collègue que j’aimais beaucoup, une sélection dans un jury littéraire français, une lecture effrénée, une recherche d’emploi, un aller-retour à Paris qui m’a permis de constater que j’étais capable de me prendre en charge dans une grande ville sans perdre mon calme ni tomber en syncope, la dépression de ma meilleure amie un premier boulot d’intérim invraisemblable que je quittais au bout de trois jours et demi, un poste de secrétaire dans une a.s.b.l. malhonnête dont le patron avait davantage de plaisir à me mettre mal à l’aise qu’à lire consciencieusement mes rapports qu’il jugeait « non conformes » sans jamais m’avoir expliqué ce qu’il attendait, qui m’a fait traduire le site de l’a.s.b.l. dans les trois langues que je connaissais avant de me mettre à la porte sans autre forme de procès, prétextant qu’il n’y avait plus d’argent pour subsidier mon poste, un retour en force des crises d’angoisse, qui se produisent partout, tout le temps, m’obligeant à prendre des antidépresseurs, une opération difficile pour mon papa, suivie par un traitement contre une récidive de cancer, deux mois d’inactivité avant que Proximus ne me propose de travailler pour eux en tant q’assistant commercial, en fait m’enfermer dans un call-center non pas à Bruxelles comme je le demandais, mais à Mons, loin de … mais j’y reviendrai, un nodule infectieux qui manque d’empoisonner mon papa, des démarches sans fin pour que Proximus me licencie dignement, Venise, mon anniversaire, l’hospitalisation de papa, son combat prodigieux et admirable contre la maladie, avec l’amour et l’humour comme principales armes, la perte brutale d’un être cher à ma pote Krikri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis surtout l’amour de mon B.Q., qui m’a sauvé de mes démons, qui m’a appris que la vie était belle ; la chaleur de ses bras, sa force, sa tendresse et de notre attachement l’un à l’autre. Lui à Bruxelles, moi à Namur, 2008 devrait nous rapprocher, je crois, j’espère.
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<title>Venise, ce que cette vile cité m'inspire...</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/12/29/venise-ce-que-cette-vile-cite-m-inspire.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 21:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;em&gt;« Les minutes qui suivent le réveil sont souvent merveilleuses, elles portent en elles l’oubli complet des tâches, ou des déplaisirs qui nous attendent au cours de la journée. Ainsi le 07 décembre, couché dans le lit de mon amour, à ses côtés et puis dans ses bras, je ne m’inquiète de rien. Hélas, cette volupté n’a qu’un temps, et les rouages de la mémoire finissent toujours par se mettre en branle. Ce jour-là, il va falloir monter dans un avion, en accepter le vertige, des miles et des miles entre mon corps et le plancher des vaches. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que je voulais commencer le récit de ma première journée à Venise. Mais trois semaines se sont succédées depuis, sans que je trouve l’envie de raconter par le menu ce qui m’est arrivé le 07 décembre dernier. Aussi, il me revient des souvenirs qui tournoyent autour d’un axe central couleur de chagrin, car des évènements peu heureux ont eu lieu, obscurcissant l’horizon. Il se pourrait bien qu’il ne soit d’aucun intérêt que je décrive ce voyage passé en amoureux avec mon BQ, il se pourrait même que cette note ne paraisse jamais, et qui s’en plaindra ? Pas moi en tout cas, car je n’en ai pas réellement envie. Je n’aime pas écrire pour le plaisir d’écrire, il n’y a rien à raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf une ville magnifique et sophistiquée, que j’ai découverte dans toute sa violente beauté par une nuit froide et délaissée des badauds. La place Saint-Marc s’étendait, un rectangle majestueux ouvragé de têtes de lion, un parcours de galeries parsemées d’arcs soutenant des étages inhabités et peut-être même hantés et qui se déroulent jusqu’à l’imposant campanile de style renaissance et, plus loin encore, la basilique Saint-Marc, dont les dorures se taisent dès que le soleil la boude. Un vaisseau sur le point de chavirer, écrasé par le poids des pêchés d’orgueil de la Sérénissime, si élégante et raffinée que le temps, dans sa toute puissance, noie peu à peu. Venise s’endort, les pieds prisonniers des sables mouvants. Vanité, tout n’est que vanité. Vanité, six lettres, trois syllabes qui évoquent son nom, qui lui correspondent presque comme une trace de pas sur la plage correspond au pied qui l’a formée, comme un coquillage qui laisse sur la terre son  emprunte fossile pour les siècles et les siècles. Cette cité lagunaire chancelle déjà, et rien sinon la grâce de Dieu ne pourra l’empêcher de choir.
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<title>Mon anniversaire, heure par heure</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2007 11:40:00 +0100</pubDate>
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Bien que le 06 décembre ne soit commencé que depuis une onzaine d'heures, mes amis ont déjà pensé à moi, sous forme de textos ou de cartes postales, ou encore de e-cartes et de messages msn. Je vous remercie d'ores et déjà beaucoup pour vos attentions, qui me chauffent le coeur particulièrement fort aujourd'hui. Je pense à vous plus que jamais.
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<title>Bulles</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 00:25:00 +0100</pubDate>
<description>
Huit petits savons qui forment un nom,&lt;br /&gt;Huit lettres, du j au s, qui sentent bon.&lt;br /&gt;Huit raisons de se réjouir : bien nous nous trouvons,&lt;br /&gt;Huit façons de chasser fatigue, lassitude et poison.&lt;br /&gt;Je me lave les doigts de huit bulles, huit sons.&lt;br /&gt;Le prénom de mon amour, dont je me languis,&lt;br /&gt;Comme un amour nettoie ses mains, mon cœur, et sang&lt;br /&gt;De ma vie.
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<title>Usual Suspect</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 17:20:00 +0200</pubDate>
<description>
Je m’en revenais en ce pluvieux après-midi d’octobre du marchand de quatre saisons, et parvenant presque à ma douillette demeure, je fus apostrophé par un quidam à la dégaine fort patibulaire. M’arrêtant, je constatai que l’homme fermait la porte d’un garage que je connais bien depuis que je possède des chats (&lt;a href=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/04/19/une-petite-fugue-pas-de-bach-mais-de-cambouis-%C3%A9videmment.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Souvenirs&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2006/08/31/comme-dans-un-reve.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;souvenirs&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;Mon sang ne fit qu’un tour tandis que mon interlocuteur me lançait derechef un : « Hé ! » qui me glaça d’effroi. M’avait-il découvert ? Soupçonnait-il en moi l’auteur des dégâts occasionnés à son bien immeuble ? L’inquiétude me rongeait.&lt;br /&gt;Pouvais-je fuir ? Non, car mon appartement se situe à vingt mètres de là où se joue la scène, et l’homme saurait alors où je vis. Or, cette information, je ne veux en aucun cas qu’il n’en dispose, je pourrais toujours tenter de le semer si jamais les choses venaient à s’envenimer. Pâle, je répondis un bonjour un peu trop enjoué, mais il convenait de feindre l’innocence.&lt;br /&gt;Je crus d’ailleurs à cet instant deviner deux yeux inquisiteurs sur le visage de cet individu vêtu d’une espèce de bleu de travail propre ( ?), d’une casquette de tennis qui lui donnait un air parfaitement sot.&lt;br /&gt;Lorsqu’il ouvrit la bouche, je m’attendais à une question relative à la possession de chats, et je m’apprêtais à mentir. Quelle ne fut dès lors ma surprise en l’entendant me prier, tout simplement, de le guider pour sortir un véhicule du susdit garage ; la chaussée, étroite, ne se prête effectivement pas aux manœuvres. Je m’empressai d’accepter, et c’est avec une bonhomie sincère que j’aidais ce brave homme.&lt;br /&gt;Il me remercia vivement pour mon secours. Modeste, je le priai de n’en rien faire et partis néanmoins sans demander mon reste. Lui, pendant ce temps, fermait la porte du garage que j’ai déjà, par deux fois, endommagée.
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