mercredi, 05 septembre 2007
Gato loco
Je plante le décor : Bruxelles, au matin, de nos jours. Un individu, appelons-le : Gato. Gato s’est levé aux alentours de neuf heures. Une belle heure, en semaine. Gato n’a pas d’emploi, et il s’en moque, il s’épanouit ainsi, il a eu son compte de neuneus déjà, il profite du break. Son ami, que nous désignerons sous le nom de : Pitufo, vient de partir au travail. C’est lui qui rapporte l’argent du ménage, et Gato n’y trouve rien à redire.
Ce matin-là, il se traîne avec langueur, et il apprécie cette indolence. Il prend sa douche, puis se prépare une délicieuse tartine au fromage de chèvre. Peu calorique et goûteux comme du bon poisson, Gato sait ce qui est bon.
Mais l’encas ne le rassasie pas. Les pièces de l’échiquier du drame se mettent en branle, bientôt la tragédie va se jouer. Il tend la main vers du yaourt fermier acheté sur le marché quelques jours auparavant, et, voulant bien faire, secoue vigoureusement le pot de verre. Las ! Le couvercle, mal fermé, s’ouvre sournoisement et une gerbe blanche zèbre l’espace, se déploie dans les airs et macule l’ensemble de la cuisine. Gato voit ses vêtements parcouru de traînées lactées. Des grossières tâches visqueuses jonchent le carrelage. Oui, Gato, ébahi, constate qu’il vient de pratiquer involontairement un shampoing au yaourt à sa personne et à l’appartement de Pitufo.
Conclusion : serpillière rangée, pot bien fermé. Serpillière sortie, yaourt en folie, ou : distrait celui qui ne vérifie rien, faim et négligence méprend les innocents.
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samedi, 10 mars 2007
Sur la route
Mercredi, mon papa m’invite à essayer leur nouveau jouet, à savoir la Golf Plus qu’ils viennent de s’offrir. Me voilà au volant de ce splendide bolide aux accélérations pour le moins nerveuses. Ses roues nous amènent jusque dans la campagne de Bavay, puis nous repiquons vers Malplaquet, passons la frontière, arrivons à Blaregnies, puis à Sar La Bruyère. Papa et moi échangeons nos avis positifs quant à la voiture, devisons dans une ambiance conviviale et bon enfant. Nous traversons à présent le bois de Sar La Bruyère, je m’extasie sur la présence de magnifiques jonquilles qui poussent sur les talus le long de la route et recouvrent la terre des sous-bois.
Et enfin nous atteignons le panneau blanc et noir qui annonce l’agglomération de Petit Dour, que suit un virage assez large derrière lequel apparaît immédiatement la bourgade. Or, il y a un bon petit paquet d’années, alors que mon père était au volant, je lui fait part de cet avis : « Héééééééé, mais tu trouves pas que tu ne ralentis pas assez avant le virage ? », sur un ton qui, à mon sens, devait être porteur de vagues relents de reproche. Néanmoins, le conducteur avait reconnu le bien-fondé de ma remarque.
Evidemment, mercredi passé, ça n’a pas manqué. Sous le charme des chevaux de la Golf Plus parentale, je ne ralentis pas. Papa se fait alors un plaisir de me rappeler « qu’il trouve que je ne ralentis pas assez avant le virage ».
Ca fleure bon la réponse du berger à la bergère !
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jeudi, 22 février 2007
Live from Johannesburg
Sûrement que j’étais encore collant de sommeil, ce matin, lorsque, après les arrêts de Tamines, puis de Charleroi Sud, j’ai entendu la voix-off du train annoncer la gare « d’Afrique du Sud »…
Si ça tombe, c’est le gars qui a vraiment fait un super lapsus. Ou alors, c’est tellement j’ai envie de me retrouver ailleurs, d’un coup de baguette magique. Mais l’Afrique du Sud, c’est quand même fort ailleurs !
09:10 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 15 février 2007
Une nouvelle tranche de vie
Pas plus tard qu’il y a deux minutes. C. à M., une collègue qui porte momentanément une minerve : « Ca va, toi, tu tiens le coup ? »
15:55 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 13 février 2007
De la précision des termes en situation urbaine
Entre ma collègue S., que j’aime fort moyennement par ailleurs, et L., une moule du service informatique de la boîte à neuneus où je travaille.
« S. : Ah ben ! tu tombes bien, le téléphone de C. ne fonctionne plus convenablement !
L. : Ah bon ? Y a de la friture ?
S : Baaaaaaaaah attends, t’appelles ça de la friture, attends ! »
S. prend le cornet du téléphone, et le secoue. Bruit de ferrailles.
« L. : Ah … En effet… »
Long silence.
« S. : Eeeeeeet, tu comptes faire quoi ?
L. : Heuuuuuuu… Ben je ne sais pas, vous avez fait ça comment ?
S. : Ben c’est sûrement pendant le déménagement, on a chipoté au machin, et puis on aura sans doute abîmé le bazar ! »
L. regarde S. de ses yeux vides.
« S. : Heu, non, pas le bazar, le… truc. »
16:15 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 07 janvier 2007
Eggs
Chez Colruyt, le personnel s’avère souvent fort efficace, tout le monde en conviendra. En général souriants, serviables et prompts, les employés se coupent en quatre pour faire oublier la laideur des rayons (Si, on ne peut que tomber d’accord avec moi : on a l’impression d’effectuer ses emplettes directement à l’usine, non ?).
Et le gars à la caisse hier soir n’échappe pas à la règle. J’approche mon chariot, il commence à pointer mes bons de réduction, puis mes marchandises : salami à l’ail, litière pour chat, clémentines, biscuits, chocolat à tartiner, filets de hareng au vinaigre … et des œufs. Là, je ne sais pas ce qu’il est arrivé à mon caissier. Distraction ? Fatigue ? Excès de confiance en lui ? Toujours est-il qu’à peine la boîte dans ses mains, celle-ci lui échappe. Il tente de la rattraper, mais en vain, il ne parvient qu’à l’envoyer valdinguer plus haut. « Plus haut tu monteras, plus dure sera la chute », nous dit le sage. En effet. Les œufs tombent, et se fracassent sur les articles déjà payé. Le liquide blanc et jaune gluant se répand sur l’ensemble du caddie, passe à travers les grillages…
Heureusement, le caissier ne s’est pas démonté. Vif comme l’éclair, il a essuyé mes petits paquets avec de l’essuie-tout qu’il tenait à disposition (Serait-il coutumier du fait ?), et moi je n’ai eu qu’à courir jusqu’au « frais », c’est-à-dire la pièce réfrigérée où on stocke les produits périssables chez Colruyt, et à faire pointer cette nouvelle boîte d’œufs.
Qui prétendra encore que faire ces courses ne provoque que l’ennui ?
15:22 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 27 décembre 2006
Promotion canapé ?
Anecdote grivoise, une fois n’est pas coutume (Hum!). La scène se déroule entre B. et C. :
« - B : C., tu veux un chewing-gum ?
- C : Oh oui, je sucerais bien une chique.
- B : Ah bon, tu suces des chiques toi ?
- C : Moi, je suce ce qui se présente …
…
- B : C’est toi qui l’as dit. »
Le pire, c'est que je suis quasiment certain que ça a été dit en toute innocence.
12:35 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 27 octobre 2006
A votre bon coeur, messieurs dames
Scène de genre :
A l’accueil de la boîte à neuneus où je travaille. Deux nonnes arrivent. B. va à leur rencontre.
« B. : Mes sœurs, puis-je vous aider ?
Les religieuses : Bonjour madame, nous sommes les petites sœurs des pauvres, nous venons quêter… »
11:50 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 15 septembre 2006
Nouveau joujou
Joie ! Au bureau, j’ai un tout nouvel écran qu’il est beau qu’il brille ! De la belle bête de compet, je parie : un Philips (Mais oui !) avec : « 170S » écrit au dessus à gauche, rien de moins ! Le genre de machine qui ne se contente pas d’afficher des écrans, non, c’est bien le style à faire le café en même temps que tu l'allumes le matin. Si ça tombe, il fait même la conversation... Attends, j'essaie...
- Bonjour, PC.
- ...
- Heu, tu es là ? PC ?
- ...
De deux choses l'une : soit je suis tombé sur un mal luné, soit il parle pas quand même...
Ca en jette un max, en tout cas, le cadre en alu chromé, on dirait que ça sort d’un épisode de Startrek tellement c’est futuriste. Personnellement, je suis bluffé, là !
Ca vous change une journée…
13:40 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 07 septembre 2006
Ce serait pour réserver...
B., à propos d’un collègue, E., aux abonnés absents au téléphone, et dont B. attend une information capitale :
« B. : Il doit être amoureux, E. Il ne revient pas de son heure de table.
V. : Il pense peut-être à toi, et ça le déconcentre.
B. : Pourquoi il s’intéresserait à moi ?
C. (Moi) : Paske tu es la plus belle !
B. : Hé, ça va, à l’âge de E., si c’est pour aller au restaurant pour manger une autre cuisine, il va pas aller à une adresse où il trouverait la même chose !
C. : Oui, si tu étais un restaurant, tu t’appelerais : « Au comme chez soi » ! »
14:20 Publié dans J'vous en remets une Tranche? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


