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<title>Blake Edwards Pink Panther</title>
<description>Blake Edwards Pink Panther</description>
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<lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 13:21:48 +0100</lastBuildDate>
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<title>Agora</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2009/11/15/agora.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 19:40:37 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Film historique américano-espagnol (2009), réalisé par Alejandro Amenabar, avec Rachel Weisz, Oscar Isaac, Max Minghella, Ashraf Barhom, Michael Lonsdale&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/media/01/02/289275174.jpg&quot; alt=&quot;agora.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-422108&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alejandro Amenabar ressuscite le destin tragique d'Hypatie d'Alexandrie dans un film beau, mais froid. Le réalisateur espagnol, sans doute l'un des plus fameux après Pedro Almodavar (Ce qui n'est pas justice, le premier étant plus talentueux que le second), a fait appel une nouvelle fois à son scénariste fétiche, Mateo Gil.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Agora raconte la résistance d'une femme éclairée à la montée du christianisme chargé d'intégrisme au cours du IVe siècle après la naissance du Christ. Hypatie enseigne dans l'enceinte de la Bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte, la sagesse antique à ses élèves (et aux esclaves), pour certains tentés par la nouvelle religion, la science, l'astronomie, et l'art de questionner son âme. Quant à la sage fille de Théon, il est une question qui la taraude&amp;nbsp;: la place de la Terre dans l'univers, par rapport au soleil. Le temps presse pourtant pour les derniers fidèles à l'ancien monde&amp;nbsp;: les forces obscures des Chrétiens déferleront bientôt&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le nouveau bébé du réalisateur de Tessis, The Others ou encore Mar Adentro, avait reçu un accueil plus que frais au dernier festival de Cannes, où la rigueur avait remporté les suffrages d'Isabelle Huppert et Le Ruban blanc de Michael Hanneke la Palme d'or. Après avoir été remonté et substantiellement modifié, revoilà Agora présenté fin octobre en France. La critique se montre plus clémente par rapport à ce péplum d'un genre original. D'où vient en effet qu'Alejandro Amenabar n'hésite pas à visiter les genres (drame, épouvante, histoire ...) sans jamais narrer deux fois la même histoire&amp;nbsp;? Sans doute d'une insatiable curiosité, et aussi d'un désir parasite de plaire, au risque de s'éparpiller et de perdre de vue son propos. En l'occurrence ici, la tolérance, sur fond de cosmologie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'interrogation du ciel par Hypatie consacre la flamme de liberté de pensée qui anime les héritiers des savoirs grecs et latins. Face à eux monte, enfle et tempête la colère des Chrétiens, tous de noir vêtus, petites fourmis armées de sabres aiguisés. Décidés à écraser les païens, ils saccagent au cours d'une des rares scènes d'action pure la Bibliothèque d'Alexandrie. Leur victoire sera totale&amp;nbsp;: les précieux documents perdus, brûlés par la foule en colère, entame une nouvelle ère de quasi clandestinité pour Hypatie, et une conversion plus ou moins sincères de ses fidèles, parmi lesquels Cyrille d'Alexandrie, les des premiers patriarches de l'Eglise, et Oreste, préfet de la ville. Si dans un premier temps, il parvient à éviter le manichéisme en donnant une image positivez de la charité chrétienne, Amenabar finit par dresser le clan des Lumières contre le clan des Ténèbres. Illustrant à gros traits la méchanceté foncière de l'armée du Christ, le réalisateur dépense de longues minutes à décrire la persécution des Juifs alexandrins. Par des images varsoviennes parfaitement déplacées dans ce contexte, Agora devient pendant quelques instants une pâle tribune à un propos engagé, mais anachronique. Une faiblesse d'autant plus regrettable que la volonté affichée d'Amenabar de réfléchir sur notre époque grâce au reflet des ultimes limites du monde de l'Antiquité ne l'autorise absolument pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi ce tumulte et ces cris, l'amour brûle les cœurs d'Oreste, l'élève d'Hypatie devenu préfet timoré, de l'esclave Davie, ardent chrétien dévoré de frustration et doté d'une défaillante conscience. Ces deux hommes se disputent les faveurs de leur belle, mais celle-ci, ayant fait vœu de chasteté, ne cède pas aux avances. Soulignant la virginité de l'héroïne, ces amours-là sentent un peu l'astuce scénaristique, le canevas un rien trop serré.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fin d'un monde, début d'un autre, moins beau mais plus religieux, l'obscurantisme en réponse à la philosophie... Tel est le portrait pessimiste qu'Amenabar peint, dans des tons froids mais habiles, avec une réelle intelligence mais une pusillanimité qui frise la maladresse. Ainsi ces vues vertigineuses, ces focus de la Terre à l'Espace et de l'Espace à la Terre, qui auraient été astucieux s'ils avaient été savamment dosés, s'ils avaient marqué des chapitres, alors que malheureusement elles apparaissent sans raison ni annonce. En revanche, on retiendra le feu et la finesse du jeu de Rachel Weisz, impressionnante dans le rôle d'Hypatie. Autour d'elles, des seconds rôles masculins bien campés et un Michael Lonsdale qui fait le minimum syndical mais qui s'amuse beaucoup. Alejandro Amenabar tient le bon bout, mais Agora n'est pas encore son grand film. The Others ne faisait peur que grâce à l'interprétation de Nicole Kidman, Agora n'émeut que grâce à Rachel Weisz.&lt;/p&gt;
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<title>Le Violon d'Hitler - Igal Shamir</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2009/11/13/le-violon-d-hitler-igal-shamir.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 14:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Paris. Un soir de 1940. La France est occupée. &amp;nbsp;Gustav Schultz, jeune violoniste allemand enrôlé malgré lui dans l’armée nazie, est appelé pour jouer devant les huiles du IIIe Reich, dont le diplomate nazi Joachim von Ribbentrop, réunies dans la Nièvre en France. Le violoniste ignore que le Führer lui-même assistera à sa représentation et succombera au charme de son talent et de son répertoire&amp;nbsp;: &amp;nbsp;Strauss, Mozart, Wagner, Monteverdi … et un certain Salomone Rossi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Se croyant dans les petits papiers d’Adolf Hitler, Schultz ose demander à ce dernier une faveur. Jusqu’ici affable, courtois, presqu’aimable, Hitler se transforme soudain en une bête en furie, hurle au complot juif et, de rage, brise puis jette au feu le violon de Schultz, qui assiste à son arrêt de mort avec terreur. Il sera exécuté dans les heures qui suivront.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Un enfant a assisté de loin au déferlement de la folie du loup Hitler. Il a tout vu, mais n’a rien entendu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Des années plus tard, ce témoin, devenu évêque en poste à Rome, contacte lors d’un concert vénitien Gal Knobel, ancien agent des services secrets israéliens spécialisé dans la traque d’anciens nazis et violoniste virtuose. Il lui demande de se remettre sur la piste de ce mystérieux conciliabule maudit. D’abord réticent, Knobel accepte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;C’est un personnage hautement sympathique et intéressant que ce Gal Knobel, géant nuage en pantalon qui enseigne aux enfants l’art du violon à la Schola Cantorum de Paris (Une école de musique fondée au XIXe siècle&amp;nbsp;par Vincent d’Indy, qui jouera un rôle dans le récit) entre deux enregistrements de CD, rattrapé par son propre passé d’ex-agent et confronté à la récurrence de la souffrance que la deuxième guerre mondiale a laissé sur la surface du globe. Tant du côté des bons que des méchants, qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Et, à tout bien y réfléchir, Gal Knobel n’oublie pas l’oppression des Juifs, sporadique dans l’histoire de l’humanité. Salomone Rossi, la clé de voûte de l’enquête du Violon d’Hitler, vécut sous la protection de Claudio Monteverdi. De la redécouverte de son influence et de son importance dans l’histoire humaine naîtra, pour Gal Knobel, amour, amitié et désillusion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Le thriller que propose Igal Shamir, lui-même violoniste et ex-agent du Mossad, calque une histoire que lui-même a vécue. Et l’on est tenté de le croire, même si l’on sait qu’en littérature, le maquillage de l’imaginaire en réel est à la base de toutes les mystifications et de quelques chef d’œuvre. On prête crédit à la véracité surtout des sentiments qui sont décrits avec beaucoup de subtilité, qualité rare dans un genre qui souvent tolère trop les caricatures et les approximations laborieuses. On pensera notamment à ce personnage d’ancien nazi témoin clé de l’exécution de Gustave Schultz, lui-même très attachant. Artiste rattrapé par l’histoire, il sert un régime totalitaire avec lequel il n’a aucune filiation. Ou encore à l’évêque français, genre de doux aristocrate bon vivant et mélancolique à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Sacrifiant parfois aux incontournables du thriller historico-philosophico-artistico-métaphysique et plus si affinités (course-poursuite, entremêlement par trop artificiel du passé et du présent), Igal Shamir enchante son roman et son lecteur. Chose rare même, il parvient à amener aux oreilles des lecteurs les sonorités de musique qu’il n’a jamais entendue par la magie de son verbe. La fin, sombre, prouve que l’auteur est un écrivain populaire mais redoutable, inspiré et inspirant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/media/01/02/454044924.jpg&quot; alt=&quot;le violon d'hitler.jpg&quot; id=&quot;media-421382&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-BE;&quot;&gt;Shamir Igal, &lt;em&gt;Le Violon d’Hitler&lt;/em&gt;, Plon (2008), réédité chez Points, Paris, 2009&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Je n'ai rien oublié.</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 14:29:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;J’ai mis l’enveloppe en équilibre, contre l’écran plat de l’ordinateur, devant une tasse bleue vide. J’avais la souris en main quand l’enveloppe est tombée. Elle s’est alors&amp;nbsp;entrouverte, laissant&amp;nbsp;apparaître un seul des&amp;nbsp;noms inscrit&amp;nbsp;des cartes de remerciement que je dois envoyer depuis des jours, le mien&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Cédric&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Moi aussi, je pense à lui. Tellement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Contes du Lundi - Alphonse Daudet</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 19:39:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ces beaux contes, que l’on trouve, croit-on se souvenir, uniquement dans &lt;em&gt;Les Lettres de mon Moulin&lt;/em&gt;, on les a dans l’oreille depuis toujours. Ces beaux contes, Alphonse Daudet nous les rend familiers quand nous le relisons, nos chers vieux amis. Mais comme s’ils avaient attendu que nous soyons prêts à les écouter, ils ne sont pas pressés. Ils glissent lentement sur nos écailles, pénètrent l’âme dépenaillée. Terreau fertile, nous sommes à présent dépositaire d’un vieux cadeau, un trésor de la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Alphonse Daudet n’est plus trop populaire depuis quelques temps. Il ne serait pas étonnant de découvrir qu’il a été trouvé trop poussiéreux durant cette dernière décennie. Et puis, l’engouement pour la Provence, pour les Pagnol, Giono, Mistral, Daudet, a passé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais ils n’ont pas pu vieillir, ces chers contes&amp;nbsp;d’Alphonse Daudet ! Les écoute-t-on encore dans les classes de primaire, dits par Fernandel&amp;nbsp;? Sa diction rocailleuse, elle, appartient à la nostalgie et au passé. Point la prose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;J’en veux pour preuve ce passage d’une grande sensibilité, admirable de justesse et d’observation. Alphonse Daudet met son art du naturalisme au service de l’émotion poignante, vive, instantanée&amp;nbsp;; il décrit les malheurs éclairs que l’on croise dans la ville, peints sur les visages et les formes, pour lesquels on prend une compassion aussi immédiate que fugace&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je pensais à cela l’autre matin – car c’est surtout le matin que Paris montre sa misère – en voyant marcher devant moi un pauvre diable étriqué dans un paletot trop mince qui faisait paraître ses enjambées plus longues et exagérait férocement tous ses gestes. Courbé&amp;nbsp; en deux, tourmenté comme un arbre en plein vent, cet homme s’en allait très vite. De temps en temps, sa main plongeait dans une de ses poches de derrière et y cassait un petit pain qu’il dévorait furtivement, comme honteux de manger dans la rue.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Les &lt;em&gt;Contes du lundi&lt;/em&gt;, c’est encore le cri d’un Français nationaliste pour sa mère-patrie, bafouée par un autre nationalisme, l’allemand en 1870. Sur cette base d’un certain point de vue stérile et vain, c’est pourtant l’occasion de faire une série de portraits, de célébrer les valeurs de la fidélité familiale, de l’intégrité. Comme dans &lt;em&gt;Le Siège de Berlin&lt;/em&gt;. La même trame quand pour le film allemand &lt;em&gt;Good Bye Lenin&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: une jeune fille ment à son grand-père grabataire sur la débâcle française et l’arrivée imminente des troupes ennemies dans Paris. On pense aussi au &lt;em&gt;Mauvais Zouave&lt;/em&gt;, ou encore aux &lt;em&gt;Fées de France&lt;/em&gt;, qui témoigne de la possibilité de l’existence du naturalisme, soit une description par des termes empruntés au vocabulaire scientifique, et de la poésie du fantastique. Les &lt;em&gt;Trois Messes basses&lt;/em&gt; constituent le chef-d’œuvre de cette cohabitation harmonieuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-402814&quot; src=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/media/01/00/30868309.jpg&quot; alt=&quot;contes du lundi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-402814&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: FR-BE;&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Daudet Alphonse, &lt;em&gt;Contes du Lundi&lt;/em&gt;, éditions Fasquelle, réédité au Livre de Poche, Paris, 1977&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Puisqu'il le faut</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2009/08/25/puisqu-il-le-faut.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Secrets</category>
<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 10:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Puisqu’il le faut. Puisqu’il le faut continuons sur la voie qui est tracée. Elle ne date pas d’hier, on peut s’y fier, même s’il ne faudra pas trop regarder en arrière. Puisqu’il le faut. On pourrait bien dire que les choses ne vont pas dans le bon ordre qu’on n’y changerait rien. Il n’y a pas que les feuilles des vieux chênes qui tombent, il n’y a pas que les saisons qui passent, il en va ainsi des regards et des soupirs. Le ciel de granite, il le faut bien supporter, ainsi que tout, les vitres, les pièces sombres. Il ne nous restera un jour plus qu’une trace peu vivace du goût, des odeurs, des paroles et de la voix, et il faudra bien faire avec ce qu’on aura gardé. Pas trop, car pour les longs voyages, on ne s’encombre pas de l’inutile.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Nos larmes conservent l’essentiel de l’essentiel, ce qui ne peut pas chuter à l’automne, ce que les boîtes en argent renferment jalousement. Notre regard à peine voilé, déjà il faut avancer. Mais où&amp;nbsp;? Vers où avons-nous marché&amp;nbsp;? Que ne donnerait-il pas pour le savoir, le voyageur qui s’est déjà débarrassé des vieilleries qui l’alourdissaient. Se délester pour progresser, toujours plus loin, toujours, toujours, c’est la volonté de l’ordre universel, pas une étoile qui n’avance, rien qui n’échappe au déroulement des évènements, ces éléments qu’on appelle vie. Marche, marche, marche, vers le plus tard et le plus loin, au plus loin et le plus tard possible, marche vers ce qu’y t’a attiré, marche sans trop souvent repenser aux &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;lèvres jaunes. Il faudra bien.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Puisqu’il le faut, j’oublierai jusqu’à la froideur des nuits du sang.&lt;br style=&quot;mso-special-character: line-break;&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;mso-special-character: line-break;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En cas de nausée, respirez du fond du ventre, pensez à un champ, dans lequel poussent des bleuets, des coquelicots et des marguerites.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Brüno</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2009/08/05/bruno.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 11:38:35 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Film américain (2009), réalisé par Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/media/01/01/1689560312.jpg&quot; alt=&quot;Brüno.jpg&quot; id=&quot;media-388273&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-388273&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Sacha Baron Cohen, star invisible camouflée un temps en Ali G puis en Borat, est devenu en 2009 Brüno, gay, créateur autrichien de la mode. Son talent n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur. Le mépris et le désamour de son propre peuple l’affligeant, il s’exile aux Etats-Unis. Sa mission&amp;nbsp;: devenir une star. Point.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le principe des films du comique anglais, qui consiste à imposer un scénario, délirant bien sûr, dans la vie réelle de personnes «&amp;nbsp;piégées&amp;nbsp;», peut parfois donner lieu à des fous rires, parfois à la consternation. Il amène en outre une réflexion sur les idioties de notre société, et sur notre capacité à gober n’importe quoi. Exemple&amp;nbsp;: le mannequin que Brüno interviewe. Le faux naïf l’amène à expliquer combien il est difficile de défiler, de mettre d’abord la jambe gauche en avant, puis la droite.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Est-ce dérangeant, &lt;em&gt;Brüno&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Oui, assez. Autant le côté parodie peut vraiment prêter à la rigolade, autant le côté &lt;em&gt;Jackass&lt;/em&gt; peut mettre en colère&amp;nbsp;: dénoncer des conneries par d’encore plus grosses conneries paraît pus révélateur d’une culture du vide portée à son paroxysme qu’une preuve de talent comique (Dont Sacha Baron Cohen ne manque pourtant pas…).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Avec son personnage superficiel, à la sexualité hyper hardcore, en quête d’un graal de fumée, le fou-furieux entraîne ses spectateurs conquis par avance sur le terrain du déraisonnable, nous rappelle que le rire est aussi une réponse à une situation incohérente, que notre cerveau refuse d’accepter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Charles le Téméraire - La splendeur de la Bourgogne</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2009/07/23/charles-le-temeraire-la-splendeur-de-la-bourgogne.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 11:22:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il suffirait de fermer les yeux pour s’imaginer dans la fraîcheur des pierres de Notre-Dame. S’abriter non pas du vent du large, mais de la chaleur moite d’un juillet torride de l’an 2009. Se pencher sur le gisant de Charles le Téméraire, en airain doré et pierre de touche, et examiner la moue impassible de son visage. On découvrirait alors une expression de contentement, l’assouvissement temporaire d’un désir vieux de cinq siècles. Charles de Bourgogne retrouve enfin en ses Etats le butin dont les Suisses s’étaient emparé en 1467 à Grandson. Il lui sera hélas repris dans les jours à venir.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;L’exposition qui vient de s’achever à Bruges, &lt;em&gt;Charles le Téméraire - La splendeur de la Bourgogne&lt;/em&gt;, regorge d’un renversant fatras d’objets d’art de l’ époque. Cette profusion s’explique par la tentation étatique et l’expansionnisme du duché de Bourgogne, née avec l’acquisition de ses fantastiques territoires par Philippe le Hardi, encrée dans la politique de ses successeurs Jean sans Peur et Philippe le Bon, fracassée avec Charles devant Nancy, sous les coups du duc René II de Lorraine. L’art et le raffinement seront les armes par lesquelles s’imposera dans les mentalités la puissance de l’Etat bourguignon. Au XVe siècle, la cour de Philippe le Bon passe pour la plus fastueuse, la plus brillante, et sans doute l’est-elle. «&amp;nbsp;Bling-bling&amp;nbsp;», dirait-on de nos jours, certes, mais imposante, intimidante. Parfaitement efficace pour ce jeune Etat dont la légitimité n’est pas le point fort, pas plus que sa cohésion. Des Pays-Bas à la Bourgogne, de Bruges à Dijon, il y a un vide que les ducs s’efforcent de combler, louvoyant entre les trois grandes puissances voisines, La France (dirigée par Louis XI, le grand ennemi de Charles), le Saint-Empire (Frédéric III, le père du futur beau-fils de Charles, Maximilien)&amp;nbsp;et l’Angleterre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;De cette très belle exposition, on retiendra l’excellent choix des œuvres exposées et leur mise en valeur par une scénographie très léchée. L’événement relevait en effet davantage de la vitrine de prestige que de l’exigence académique. C’est que la Flandre aime à montrer sa prestance passée. De plus Bruges, écrin magnifiquement conservé de ces temps héroïques, s’entend à faire étalage de coquetterie. Il y a effectivement un cœur bourguignon qui bat encore en son sein. La fête bat dès lors son plein lorsque le Historisches Museum de Berne lâche la prise de Grandson (En réalité, l’exposition avait d’abord était visible en Suisse&amp;nbsp;; Bruges est la deuxième étape…). Juste retour des choses. Enfin, le Groeningemuseum, heureux détenteur de nombreux tableaux peints par les primitifs flamands (Hans Memling, Gérard David, Hugo van der Goes, …) ne perd jamais une occasion de rehausser (parfois jusqu’à l’excès) ses manifestations d’une sélection de ses propres fleurons. Ici, on reverra avec bonheur l’incontournable &lt;em&gt;Vierge au chanoine van der Paele&lt;/em&gt;, tableau peint par Jan Van Eyck en 1436, et surtout le &lt;em&gt;Tryptique de Saint Christophe&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Tryptique Moreel,&lt;/em&gt; peint par&amp;nbsp;Hans Memling, peint en 1484, qui rappelle le rôle prépondérant des riches bourgeois mécènes dans les Etats bourguignons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;La Splendeur de la Bourgogne a bel et bien ressuscité ce printemps à Bruges. Résurrection soulignée par la délicate Tapisserie &lt;em&gt;aux Mille Fleurs,&lt;/em&gt; qui laissera une impression inoubliable. Derrière les armes et symbole du pouvoir&amp;nbsp;bourguignon, des milliers de fleurs brodées ; les entrelacs qu'elles forment&amp;nbsp;sont une émanation du Paradis.&amp;nbsp;Le spectre de Charles a dû sourire et pleurer&amp;nbsp;en les revoyant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/media/02/02/1948790992.jpg&quot; alt=&quot;Tapisserie Mille fleurs.jpg&quot; id=&quot;media-387764&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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