dimanche, 18 juin 2006
Songe d'une nuit d'été
Mon bien cher Double,
Quelle exquise soirée en compagnie de vos amies dévouées! Vous vous surpassâtes en cuisine. Sans flagornerie, je suis fier de vous.
Remerciez chaque jour qui vous voudrez pour vous avoir confié de si bons amis. N'oubliez jamais, même dans les moments les plus sombres, que leurs mains se tendent en permanence vers vous, que leurs pensées vous accompagnent.
N'en doutez pas. Jamais.
Je vous confie à Morphée, mon beau double. Que la nuit vous soit douce, autorisez-vous d'agréables rêves, remisez les cauchemars pour une autre occasion, et partez à l'attaque de cette semaine le coeur léger.
Soyez fier de vous, et de ceux que vous aimez.
Votre indulgent et satisfait,
Bepp
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vendredi, 09 juin 2006
Fier moment, firmament
Mon bien cher Double,
Le silence dont vous vous entourez depuis le début de la semaine m’étonne, sans pour autant m’inquiéter. Je vous connais assez bien pour comprendre que votre manque d’inspiration vient de votre envie de marquer une pause avant de repartir, sur une jambe ou sur deux.
Auriez-vous redécouvert les étoiles, cher Double ? Je ne me permets aucune réponse, pour la simple raison que je n’en ai aucune. Partez à l’aventure…
Votre dévoué et bienveillant,
BEPP
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jeudi, 01 juin 2006
La fibre du ficus farineux
Cher Ange,
Il suffit parfois d’une petite musique sur un poste de radio pour déchaîner l’encre d’un stylo rouge. Pour m’amener à penser à toi.
T’as l’air d’aller correctement. Tu t’en sors, pas trop bien, ça me frustrerait, pas trop mal, trop chagrinant. Un honnête juste milieu.
J’aime ces nouvelles discussions webiennes que nous entretenons, les mots badins échangés. Depuis… Bof, never mind, je m’emploie à ne plus m’attarder sur la notion de temps.
La magie passe vite, les quelques minutes qu’une chanson dure. Tu me …
Je file,
BEPP
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jeudi, 23 mars 2006
Les jonquilles sous la glace
Mon bien cher Double,
Que la nuit a dû vous paraître courte ! Avez-vous éprouvé la volupté de ces petites heures nocturnes volées au grand marchand de bonheur ? Avez-vous envie ce matin de vous réjouir de ce manque de sommeil plutôt que de vous en lamenter ? N’êtes-vous pas à deux doigts de vous sentir comblé par ce miracle naissant ?
Etes-vous bien certain que les grises volutes du début de cette semaine sont passées ? Ne tomberez-vous pas à nouveau dans les ornières de la morosité ? Votre vision vire-t-elle définitivement au bleu ? Etes-vous en mesure de vous épanouir ?
Vous autoriserez-vous le bien-être sans destruction ?
Je veux y croire de toutes mes forces mon bien cher Double, et vous faire pleine confiance. Je vous sais imparfait, je connais les tourments que vous avez traversés, et je vous plains de n’avoir su vous aimer à la mesure de votre valeur. Je ne vous glorifie pas pour vos beaux yeux, que je trouve bien quelconques, mais plutôt pour vous permettre, en vous accordant toute l’amitié que vous méritez en vérité, d’aimer l’Astre que le hasard des rencontres a mis sur votre chemin.
Montrez-vous digne dès aujourd’hui de votre Etoile, n’en attendez rien et veillez scrupuleusement à son épanouissement. Epanouissement que vous ne pourrez garantir qu’en vous montrant à l’avenir indulgent et rigoureux envers vous-même.
J’ai encore dans la bouche le goût du pain noir que vous avez avalé, mon Double. Toutefois les jonquilles qui tardent à fleurir n’annoncent-elles pas la naissance d’une période nouvelle ?
Bien à vous,
BEPP
10:25 Publié dans Echanges épistolaires intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 22 mars 2006
Allusions peu dangereuses
Mon bien cher Double,
Je vous ai vu ces derniers jours adopter une attitude que je réprouve à plein. Vous peinez, je le ressens d’autant mieux que je vous complète. Néanmoins, votre abandon passé vous a-t-il le moins du monde satisfait ? Non ! Ne mentais pas, je le sais.
Je souffre depuis pas mal de temps votre addiction endémique au tabac avec patience. Un jour oui, un jour non, une semaine propre, l’autre goudronnée. Certes, vous fumez peu. Je vous en félicite. Je ne vous aimerai mieux que lorsque vous vous retiendrez complètement. Ne faites pas votre mine de chien battu, vous n’ignorez pas que j’ai raison, comme toujours.
En outre, ces derniers jours, les abîmes que votre bonne humeur a atteint m’ont causé un grand déplaisir.
Je ne saurais donc trop vous encourager à poursuivre la voie que vous semblez emprunter aujourd’hui. Terminé la déprime, mon bien cher Double, merci de détourner votre regard de votre nombril et de le river vers une cible qui en a bien plus besoin et qui le mérite davantage.
Cordialement,
BEPP
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