<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/debridage_de_zarlobes/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Blake Edwards Pink Panther - debridage_de_zarlobes</title>
<description>Blake Edwards Pink Panther</description>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/debridage_de_zarlobes/</link>
<lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 13:21:48 +0100</lastBuildDate>
<generator>blogSpirit.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/12/18/tout-va-excessivement-bien.html</guid>
<title>Tout va excessivement bien</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/12/18/tout-va-excessivement-bien.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 08:36:45 +0100</pubDate>
<description>
Allô, allô, James, quelles nouvelles &lt;br /&gt;Absente depuis quinze jours, &lt;br /&gt;Au bout du fil je vous appelle &lt;br /&gt;Que trouverai-je à mon retour ? &lt;br /&gt;Tout va très bien, madame la Marquise &lt;br /&gt;Tout va très bien, tout va très bien &lt;br /&gt;Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise &lt;br /&gt;On déplore un tout petit rien &lt;br /&gt;Un incident, une bêtise, &lt;br /&gt;La mort de votre jument grise &lt;br /&gt;Mais à part ça, Madame la Marquise &lt;br /&gt;Tout va très bien, tout va très bien ! &lt;br /&gt;Allô, allô, Martin, quelles nouvelles &lt;br /&gt;Ma jument grise, morte aujourd'hui ? &lt;br /&gt;Expliquez moi, cocher fidèle, &lt;br /&gt;Comment cela s'est-il produit ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n'est rien, madame la Marquise &lt;br /&gt;Cela n'est rien, tout va très, &lt;br /&gt;Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise &lt;br /&gt;On déplore un tout petit rien &lt;br /&gt;Elle a périt dans l'incendie &lt;br /&gt;Qui détruisit vos écuries &lt;br /&gt;Mais à part ça, madame la Marquise &lt;br /&gt;Tout va très bien, tout va très bien ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allô, allô, Pascal, quelles nouvelles &lt;br /&gt;Mes écuries ont donc brûlé ? &lt;br /&gt;Expliquez moi, mon chef modèle &lt;br /&gt;Comment cela s'est-il passé &lt;br /&gt;Cela n'est rien, madame la Marquise, &lt;br /&gt;Cela n'est rien, tout va très bien ! &lt;br /&gt;Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise &lt;br /&gt;On déplore un tout petit rien &lt;br /&gt;Si l'écurie brûla madame, &lt;br /&gt;C'est qu'le château était en flamme, &lt;br /&gt;Mais à part ça, madame la Marquise &lt;br /&gt;Tout va très bien, tout va très bien ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allô, allô, Lucas, quelles nouvelles &lt;br /&gt;Notre château est donc détruit ? &lt;br /&gt;Expliquez moi car je chancelle ! &lt;br /&gt;Comment cela s'est-il produit ? &lt;br /&gt;Eh! bien voilà, madame la Marquise &lt;br /&gt;Apprenant qu'il était ruiné &lt;br /&gt;A peine fut-il rev'nu de sa surprise &lt;br /&gt;Qu' Monsieur l'Marquis s'est suicidé &lt;br /&gt;Et c'est en ramassant la pelle &lt;br /&gt;Qu'il renversa toutes les chandelles &lt;br /&gt;Mettant le feu à tout l'château &lt;br /&gt;Qui s'consuma de bas en haut &lt;br /&gt;Le vent souflant sur l'incendie, &lt;br /&gt;Le propageant sur l'écurie &lt;br /&gt;Et c'est ainsi qu'en un moment &lt;br /&gt;On vit périr votre jument &lt;br /&gt;Mais à part ça, madame la Marquise &lt;br /&gt;Tout va très bien,  tout va très bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ray Ventura&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tous, et avec un peu d'avance, une excellente année 2009.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/12/05/l-antre-prise.html</guid>
<title>L'antre prise</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/12/05/l-antre-prise.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 08:26:00 +0100</pubDate>
<description>
Ce qui me frappa tout à coup, c’était à quel point les décideurs de l’entreprise se désintéressaient d’un projet sitôt qu’il était mis sur les rails. Ils le considéraient comme révolu, le laissaient aux rouages des travailleurs. Les maladresses mangeaient les interrogations, on se demandait à quoi ça servait, mais les roues dentelées qui servent à effectuer le travail, ça n’est pas conçu pour poser des questions, alors les travailleurs se taisaient. A côté, les décideurs échafaudaient autre chose, négociaient et imaginaient les plans de nouvelles machines à sous. Les rouages tournaient, mais ce n’était pas gai d’être le maillon d’une chaîne, avec les visses, les écrous et les bras métalliques, préoccupés par des pensées de visses, d’écrous et de bras métalliques. A cette heure, j’aurais volé dans les airs pour être sous le soleil, à paresser et à ignorer tout de la machinerie de l’entreprise humaine.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/11/06/yess-we-can1.html</guid>
<title>Yess we can</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/11/06/yess-we-can1.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 14:27:38 +0100</pubDate>
<description>
« - Le stylo, vous l’avez volé, non ?&lt;br /&gt;- Oui, mais vous comprenez, j’avais vraiment besoin de quelque chose pour écrire.&lt;br /&gt;- Je veux pas le savoir, vos papiers.&lt;br /&gt;- Ils sont vierges, évidemment, mes papiers, monsieur, puisque je n’ai pas pu emprunter ce stylo.&lt;br /&gt;- Ah, vous avouez ?&lt;br /&gt;- Non, je déplore de ne pas pouvoir vous montrer mes papiers.&lt;br /&gt;- Vous n’avez pas de papiers, alors ?&lt;br /&gt;- Si, mais ils sont blancs. »&lt;br /&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/11/04/est-ouest.html</guid>
<title>Est-Ouest</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/11/04/est-ouest.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 10:18:42 +0100</pubDate>
<description>
Mon petit Ange traverse la nuit, endormi, tandis que le jour m’éclaire et que je vois le soleil timide de novembre, ses voiles nuageux nimbant le ciel bleu pâle. Il n’y a pas de vent, il fait froid, et je souris à la pensée que ce soleil rejoindra, en parcourant sa course éternelle, l’autre côté de la terre, lent, si lent, tandis que moi je n’ai qu’à penser à mon Ange pour le sentir contre moi.&lt;br /&gt;Il fera noir chez moi ce soir, pendant que la journée démarrera là-bas. Le ballet du jour et de la nuit a moins de poids, que mon amour pour toi.&lt;br /&gt;En moi il y a un feu qui veille, qui veille et qui veille encore, qui me réchauffe mieux que le soleil.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/10/01/ambiance-et-cotillons.html</guid>
<title>Ambiance et cotillons</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/10/01/ambiance-et-cotillons.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 10:51:32 +0200</pubDate>
<description>
Ca me démange d’écrire. Je ne sais pas quoi, ou plutôt je ne sais pas par où commencer. Il y a une effervescence nouvelle dans mon esprit, ce matin les particules pétillent, les courants d’idées s’entrechoquent joyeusement. J’ai envie de poigner avec gourmandise dans la réserve d’images, d’impressions et de souvenirs que j’ai accumulé ces derniers jours, de les étaler sur du papier comme de la confiture sur du pain frais. Je dévorerai à belles dents l’écriture, je dévalerai à toute allure la colline de l’imagination, derrière laquelle il est un lac, sur lequel est une île, sur laquelle est une ville, dans laquelle est ma vie intérieure. Les citoyens y fêtent quelque chose, aujourd’hui.&lt;br /&gt;Ils ont patiemment attendu leur tour, sans doute. Ils ont vu passer devant eux, avec résignation, les obligations sans couleur, les devoirs impeccables de rigueur, les corvées et la pluie et le vent coupant. Les feuilles ont commencé à tomber, et ils se sont dit que la fête tardait bien à venir. Ils se sont peut-être même un peu découragés, les pauvres. Le ressac des vagues du lac ont soudain émis le même son monotone, et ils se sont assis. Oui, c’est ici que je les vois. Ils ont soupiré, et ont conclu de l’inactivité générale que oui, décidément, les festivités étaient ajournées sine die.&lt;br /&gt;Alors quand le premier confetti jaune canari est tombé du ciel, quand s’est élevée une musique guillerette fort à leur goût, les citoyens de la ville sur l’île au milieu du lac derrière la colline ont souri, ont attendu le deuxième confetti rouge vif, la musique aller de plus en plus fort. C’était la fête qui débutait.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/05/26/sous-l-empire.html</guid>
<title>Sous l'empire</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/05/26/sous-l-empire.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Mon, 26 May 2008 17:27:37 +0200</pubDate>
<description>
Sous l’empire, les hussards sautaient des toits, livraient batailles, souffraient disettes et choléra.&lt;br /&gt;Sous l’Empire, Marinette cachait le panier de son mistigri, priait parfois le ciel. Position saugrenue qu’une bigote en dévotion sous son siège.&lt;br /&gt;Sous l’empire de l’impératrice, l’esclave s’affranchissait, bravait les fauves et devenait empereur.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/02/29/l-instinct.html</guid>
<title>L'instinct</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/02/29/l-instinct.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 21:45:00 +0100</pubDate>
<description>
Rares sont ceux qui ne croient pas à l’instinct. Pourtant, si nous sommes certains de la puissance de celui des animaux, nous nous leurrons en nous en attribuant un semblable. Cette disposition serait ce qui nous pousse &lt;em&gt;instinctivement&lt;/em&gt;* à prendre des décisions essentielles à notre bien. Mais de quelle mystérieuse source viendrait-elle ? L’instinct est simplement le hasard, le roi des aléas, qui nous préserve in extremis d’un grave malheur ; peut-être pour mieux nous précipiter dans une chausse-trappe pire encore. L’homme, stupide, considérant non sans émoi ce à quoi il vient d’échapper, déduit que c’est son génie, évidemment intrinsèque et permanent, qui l’a sorti comme par magie de ce mauvais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Et non &lt;em&gt;intuitivement&lt;/em&gt;, puisque l’intuition correspond à la faculté de deviner, de prévoir. Elle se situe dans l’avant et non dans l’après.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/02/21/ute-lemper.html</guid>
<title>Ute Lemper</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2008/02/21/ute-lemper.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<category>My two Cents</category>
<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 21:25:00 +0100</pubDate>
<description>
Ute Lemper a tout de l’ensorceleuse, de la magicienne ou de la femme fatale. Elle apparaît sur la scène, et son public la voit elle, longue cigale à la carrure imparfaite. Il ne s’inquiète plus du monde du dehors, il n’y a plus qu’elle et lui.&lt;br /&gt;Sa voix chaude parle comme elle chante, chante comme elle parle, sensuelle, note profonde après discours enjôleur et roublard autour d’un boa. Le boa, le serpent qui poussa Eve à commettre le pêché originel, la grande faute, le boa dont Ute Lemper raconte l’histoire drolatique, car elle sait qu’il vaut mieux rire que pleurer.&lt;br /&gt;Ses faux airs de Marlene Dietrich, sous lesquels la diva s’amuse de tout, elle les soigne avec le même soin qu’une vieille fille soigne ses chats teigneux. Ses yeux de braise s’illuminent face à ce miroir enthousiaste, son public, toujours aux aguets, elle se mire dans ses beaux reflets.&lt;br /&gt;Elle reprend Piaf, Brel, Ferré, Brecht, Kurt Weill ; elle utilise le français, l’allemand, l’anglais, la comprenne qui peut, qui veut. Mais son langage est universel, son talent immense, son charme inédit. Elle se permet tout, le jazz est son jardin, le cabaret sa cour, elle appelle à la rescousse l’un puis l’autre, improvise, dynamite l’harmonie pour la reconstruire en un instant.&lt;br /&gt;Ute connaît la magie de la musique, elle l’apprivoise depuis longtemps.&lt;br /&gt;Je l’ai entendue, et j’ai compris que j’avais sous les yeux une de ces chanteuses dont on se souviendra longtemps, et dans les oreilles une musique qui coulera aussi longtemps qu’il y aura des mélomanes pour l’écouter.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/11/05/bulles.html</guid>
<title>Bulles</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/11/05/bulles.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<category>L'Antre de la Panthère</category>
<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 00:25:00 +0100</pubDate>
<description>
Huit petits savons qui forment un nom,&lt;br /&gt;Huit lettres, du j au s, qui sentent bon.&lt;br /&gt;Huit raisons de se réjouir : bien nous nous trouvons,&lt;br /&gt;Huit façons de chasser fatigue, lassitude et poison.&lt;br /&gt;Je me lave les doigts de huit bulles, huit sons.&lt;br /&gt;Le prénom de mon amour, dont je me languis,&lt;br /&gt;Comme un amour nettoie ses mains, mon cœur, et sang&lt;br /&gt;De ma vie.
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/11/01/a-55-ans-le-genie-semble-n-etre-ne-que-ce-matin.html</guid>
<title>A 55 ans, le génie semble n'être né que ce matin.</title>
<link>http://blakeedwardspinkpanther.blogspirit.com/archive/2007/11/01/a-55-ans-le-genie-semble-n-etre-ne-que-ce-matin.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Black Edward&amp;#039;s Pink Panther)</author>
<category>Débridage de Zarlobes</category>
<pubDate>Thu, 01 Nov 2007 12:50:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;u&gt;Gare au gorille&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à travers de larges grilles,&lt;br /&gt;Que les femelles du canton,&lt;br /&gt;Contemplaient un puissant gorille,&lt;br /&gt;Sans souci du qu'en-dira-t-on.&lt;br /&gt;Avec impudeur, ces commères&lt;br /&gt;Lorgnaient même un endroit précis&lt;br /&gt;Que, rigoureusement ma mère&lt;br /&gt;M'a défendu de nommer ici...&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup la prison bien close&lt;br /&gt;Où vivait le bel animal&lt;br /&gt;S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose&lt;br /&gt;Qu'on avait du la fermer mal.&lt;br /&gt;Le singe, en sortant de sa cage&lt;br /&gt;Dit &quot;C'est aujourd'hui que j'le perds !&quot;&lt;br /&gt;Il parlait de son pucelage,&lt;br /&gt;Vous aviez deviné, j'espère !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'patron de la ménagerie&lt;br /&gt;Criait, éperdu : &quot;Nom de nom !&lt;br /&gt;C'est assommant car le gorille&lt;br /&gt;N'a jamais connu de guenon !&quot;&lt;br /&gt;Dès que la féminine engeance&lt;br /&gt;Sut que le singe était puceau,&lt;br /&gt;Au lieu de profiter de la chance,&lt;br /&gt;Elle fit feu des deux fuseaux !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celles là même qui, naguère,&lt;br /&gt;Le couvaient d'un œil décidé,&lt;br /&gt;Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère&lt;br /&gt;De la suite dans les idées ;&lt;br /&gt;D'autant plus vaine était leur crainte,&lt;br /&gt;Que le gorille est un luron&lt;br /&gt;Supérieur à l'homme dans l'étreinte,&lt;br /&gt;Bien des femmes vous le diront !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde se précipite&lt;br /&gt;Hors d'atteinte du singe en rut,&lt;br /&gt;Sauf une vielle décrépite&lt;br /&gt;Et un jeune juge en bois brut;&lt;br /&gt;Voyant que toutes se dérobent,&lt;br /&gt;Le quadrumane accéléra&lt;br /&gt;Son dandinement vers les robes&lt;br /&gt;De la vieille et du magistrat !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Bah ! soupirait la centenaire,&lt;br /&gt;Qu'on puisse encore me désirer,&lt;br /&gt;Ce serait extraordinaire,&lt;br /&gt;Et, pour tout dire, inespéré !&quot; ;&lt;br /&gt;Le juge pensait, impassible,&lt;br /&gt;&quot;Qu'on me prenne pour une guenon,&lt;br /&gt;C'est complètement impossible...&quot;&lt;br /&gt;La suite lui prouva que non !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposez que l'un de vous puisse être,&lt;br /&gt;Comme le singe, obligé de&lt;br /&gt;Violer un juge ou une ancêtre,&lt;br /&gt;Lequel choisirait-il des deux ?&lt;br /&gt;Qu'une alternative pareille,&lt;br /&gt;Un de ces quatres jours, m'échoie,&lt;br /&gt;C'est, j'en suis convaincu, la vieille&lt;br /&gt;Qui sera l'objet de mon choix !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, par malheur, si le gorille&lt;br /&gt;Aux jeux de l'amour vaut son prix,&lt;br /&gt;On sait qu'en revanche il ne brille&lt;br /&gt;Ni par le goût, ni par l'esprit.&lt;br /&gt;Lors, au lieu d'opter pour la vieille,&lt;br /&gt;Comme l'aurait fait n'importe qui,&lt;br /&gt;Il saisit le juge à l'oreille&lt;br /&gt;Et l'entraîna dans un maquis !&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite serait délectable,&lt;br /&gt;Malheureusement, je ne peux&lt;br /&gt;Pas la dire, et c'est regrettable,&lt;br /&gt;Ça nous aurait fait rire un peu ;&lt;br /&gt;Car le juge, au moment suprême,&lt;br /&gt;Criait : &quot;Maman !&quot;, pleurait beaucoup,&lt;br /&gt;Comme l'homme auquel, le jour même,&lt;br /&gt;Il avait fait trancher le cou.&lt;br /&gt;Gare au gorille !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musique et paroles : George Brassens
</description>
</item>
</channel>
</rss>