vendredi, 05 décembre 2008

L'antre prise

Ce qui me frappa tout à coup, c’était à quel point les décideurs de l’entreprise se désintéressaient d’un projet sitôt qu’il était mis sur les rails. Ils le considéraient comme révolu, le laissaient aux rouages des travailleurs. Les maladresses mangeaient les interrogations, on se demandait à quoi ça servait, mais les roues dentelées qui servent à effectuer le travail, ça n’est pas conçu pour poser des questions, alors les travailleurs se taisaient. A côté, les décideurs échafaudaient autre chose, négociaient et imaginaient les plans de nouvelles machines à sous. Les rouages tournaient, mais ce n’était pas gai d’être le maillon d’une chaîne, avec les visses, les écrous et les bras métalliques, préoccupés par des pensées de visses, d’écrous et de bras métalliques. A cette heure, j’aurais volé dans les airs pour être sous le soleil, à paresser et à ignorer tout de la machinerie de l’entreprise humaine.

Commentaires

quel bon nom pour un resto belge, le titre de ton article!

Ecrit par : b.q. | vendredi, 05 décembre 2008

C'est pour le jour où la boutique bio d'Uccle qui s'appelle le "Maga-sain" fermera ses portes.

Ecrit par : Cédric | vendredi, 05 décembre 2008

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