mercredi, 01 octobre 2008

Ambiance et cotillons

Ca me démange d’écrire. Je ne sais pas quoi, ou plutôt je ne sais pas par où commencer. Il y a une effervescence nouvelle dans mon esprit, ce matin les particules pétillent, les courants d’idées s’entrechoquent joyeusement. J’ai envie de poigner avec gourmandise dans la réserve d’images, d’impressions et de souvenirs que j’ai accumulé ces derniers jours, de les étaler sur du papier comme de la confiture sur du pain frais. Je dévorerai à belles dents l’écriture, je dévalerai à toute allure la colline de l’imagination, derrière laquelle il est un lac, sur lequel est une île, sur laquelle est une ville, dans laquelle est ma vie intérieure. Les citoyens y fêtent quelque chose, aujourd’hui.
Ils ont patiemment attendu leur tour, sans doute. Ils ont vu passer devant eux, avec résignation, les obligations sans couleur, les devoirs impeccables de rigueur, les corvées et la pluie et le vent coupant. Les feuilles ont commencé à tomber, et ils se sont dit que la fête tardait bien à venir. Ils se sont peut-être même un peu découragés, les pauvres. Le ressac des vagues du lac ont soudain émis le même son monotone, et ils se sont assis. Oui, c’est ici que je les vois. Ils ont soupiré, et ont conclu de l’inactivité générale que oui, décidément, les festivités étaient ajournées sine die.
Alors quand le premier confetti jaune canari est tombé du ciel, quand s’est élevée une musique guillerette fort à leur goût, les citoyens de la ville sur l’île au milieu du lac derrière la colline ont souri, ont attendu le deuxième confetti rouge vif, la musique aller de plus en plus fort. C’était la fête qui débutait.

Commentaires

la fete de ces gens la est aussi la fete des gens qui adorons ton ecriture. viquelle envie de replonger dans ce lac la!

Ecrit par : B.Q. | jeudi, 02 octobre 2008

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