lundi, 07 avril 2008
La Marque de Windfield - Ken Follett
Une prestigieuse école dans l’Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle. Un élève trouve la mort en se noyant dans une marre où les jeunes garçons ont l’habitude d’aller se rafraîchir pendant les fortes chaleurs. Sont présents au moment du drame : Micky Miranda, élégant arriviste venu du Cordovay, Edward Pilaster, gros paresseux, et son cousin détesté, Hugh Pilaster. Accident ou meurtre ? Micky connaît la vérité, et du haut de ses treize ans fera chanter la mère d’Edward, Augusta, matriarche retorse d’une famille de banquiers richissimes, puissants, cruels.
Quelques années plus tard, cette terrible journée détermine encore les destins de toute la famille Pilaster. Le vieux Seth Pilaster règne sur sa banque sans partage, dédaignant de se soucier de sa succession. Le père de Micky Miranda, potentat local du Cordovay, dessine de noirs projets qui le mèneront, peut-être, au sommet de cet Etat d’Amérique du Sud. Se tissent au coeur de ce microcosme des liens et des haines indestructibles, au gré desquels les protagonistes iront des vertigineux sommets aux plus profondes dépressions.
La Marque de Windfield est un (trop) épais roman dans lequel Ken Follett fournit une foule de détails pour recréer le Londres de l’ère industrielle, l’ambiance de la City qui bouge au rythme des cours de la bourse, des sacres et des faillites des banques du monde entier.
En outre, la psychologie des personnages surprend par une profondeur qu’on ne voit jamais venir : l’auteur semble y aller à la grosse cuiller, pourtant son récit prend une direction toujours plus intéressante, toujours plus perverse.
Dommage que ni l’écriture ni le style ne suivent : la beauté de la prose de Ken Follet (Si elle existe !) est mise intégralement au service de l’intrigue.
Ce livre aurait pu être un très bon roman de genre victorien, au suspens habilement distillé ; il se révèle un gentil thriller sans prétention, distrayant.

Follett Ken, La Marque de Windfield, traduit par Jean Rosenthal, Robert Laffont (1993), réédité au Livre de Poche, Paris, 2007
21:40 Publié dans My two Cents | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Malgré ta critique, j'ai commencé à lire ce roman. Et dès la 1ère page, une erreur monumentale: Plutarque serait un auteur latin !!!!!!!!!!!!! Aïe aïe aïe che dolores ^^
Ecrit par : Elie | lundi, 09 juin 2008
Plutarque est un auteur considéré comme latin malgré le fait qu'il soit né en Grèce mais il vécut la majeur partie de sa vie à Rome ;).
Un livre qui a l'air trés interessant de part le sujet à prés il faut voir le style de l'auteur (ça passe ou ça casse)
Ecrit par : bella | mercredi, 03 septembre 2008
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