lundi, 31 décembre 2007

Au commencement était le Verbe ...

2007, ce fut trois jours de boulot, une crise d’angoisse monumentale, des jours interminables cloîtrés chez moi à me demander si un jour je pourrais à nouveau mettre le nez dehors sans m’écrouler, du repos, un documentaire sur la traque des nazis, le gros chagrin de mon ami Q.A., un retour au boulot dans une boîte à neuneus pourrie qui craque de partout, un licenciement sans avoir revu une collègue que j’aimais beaucoup, une sélection dans un jury littéraire français, une lecture effrénée, une recherche d’emploi, un aller-retour à Paris qui m’a permis de constater que j’étais capable de me prendre en charge dans une grande ville sans perdre mon calme ni tomber en syncope, la dépression de ma meilleure amie un premier boulot d’intérim invraisemblable que je quittais au bout de trois jours et demi, un poste de secrétaire dans une a.s.b.l. malhonnête dont le patron avait davantage de plaisir à me mettre mal à l’aise qu’à lire consciencieusement mes rapports qu’il jugeait « non conformes » sans jamais m’avoir expliqué ce qu’il attendait, qui m’a fait traduire le site de l’a.s.b.l. dans les trois langues que je connaissais avant de me mettre à la porte sans autre forme de procès, prétextant qu’il n’y avait plus d’argent pour subsidier mon poste, un retour en force des crises d’angoisse, qui se produisent partout, tout le temps, m’obligeant à prendre des antidépresseurs, une opération difficile pour mon papa, suivie par un traitement contre une récidive de cancer, deux mois d’inactivité avant que Proximus ne me propose de travailler pour eux en tant q’assistant commercial, en fait m’enfermer dans un call-center non pas à Bruxelles comme je le demandais, mais à Mons, loin de … mais j’y reviendrai, un nodule infectieux qui manque d’empoisonner mon papa, des démarches sans fin pour que Proximus me licencie dignement, Venise, mon anniversaire, l’hospitalisation de papa, son combat prodigieux et admirable contre la maladie, avec l’amour et l’humour comme principales armes, la perte brutale d’un être cher à ma pote Krikri.

Et puis surtout l’amour de mon B.Q., qui m’a sauvé de mes démons, qui m’a appris que la vie était belle ; la chaleur de ses bras, sa force, sa tendresse et de notre attachement l’un à l’autre. Lui à Bruxelles, moi à Namur, 2008 devrait nous rapprocher, je crois, j’espère.

Commentaires

Je te souhaite tout le meilleur pour 2008. gros bisous

Ecrit par : Elie | mercredi, 02 janvier 2008

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