mercredi, 15 août 2007
Texte pour tous ceux qui aiment les calèches
Bruges, capitale des Ducs de Bourgogne, où se trouve le gisant dédié à Charles le Téméraire et sa fille, Marie. Bruges, ville emplie de monuments du moyen âge et de la Renaissance flamande, terre de canaux et de … calèches.
Bruges, où vous attendaient les Imbéciles Heureux, du samedi 04 août au dimanche 05 août, soit un week-end ou bien deux jours, pour les néophytes.
Nous partîmes cinq cents … non, pas autant. En fait, nous étions deux, le duo chic et choc, Krikri et votre humble serviteur. Le baromètre annonçait beau fixe, et il disait vrai, le bougre. La température tournait autour des vingt-cinq degrés, comme une mouche autour d’une poubelle pleine d’ordures et de vieille litière pour chats (Amis de la poésie, bonsoir !), degrés qu’un vent doux rafraîchissait de manière à ne pas incommoder les touristes dont nous avions pour quelques heures revêtus les oripeaux.
Oh ! J’aperçois quelque rabat-joie s’inquiétant du prix exorbitant qu’aurait coûté cette escapade fort confortable. Il pense : coût de l’hôtel, frais de déplacement, nourriture, … Je lui répondrai : nous profitions des fameux bons de réduction gracieusement offerts par le « Flair » (Je ne le lis jamais, mais mes amis qui rateraient pour rien au monde leur rendez-vous hebdomadaire avec leur magazine féminins préférés m’avaient tuyauté.) et grâce à mon « Go Pass », l’aller-retour jusque Bruges ne s’élevait qu’à la modique somme de neuf euros. Imbattable. En ce qui concerne la nourriture, nous avons par contre rencontrés quelques déconvenues, mais fort heureusement, nous ne sommes pas tombés sur des voleurs (* Clin d’œil – clin d’œil *). J’y reviendrai plus bas.
Sortis de la gare, nous nous dirigeons, chargés de nos valises, vers l’hôtel, « à cinq minutes du centre-ville ». Nous grimpons dans un bus « De Lijn » empruntant une bonne partie du chemin à effectuer, et nous descendons lorsque nous estimons avoir presque atteint destination. Ouais, mais ! on n’a pas le compas dans l’œil, nous autres Imbéciles Heureux, et du coup, on a quitté le bus un peu tôt. Du coup, on a pu encore trotter, tel un cheval tirant une calèche (Tu vois où je veux en venir ?) une bonne vingtaines de minutes. Notez, on aurez pu faire moins, mais alors on aurait dû être capable de lire un plan convenablement, or nous ne maîtrisons guère cet art.
L’hôtel, le « Medici » si je ne me trompe, est un établissement quatre étoiles (Si je ne me trompe pas non plus, merci de confirmer !). On s’y trouvait fort bien, effectivement, et Krikri apprécia tout particulièrement la climatisation dans la chambre.
Etant arrivés en début d’après-midi, nous avons vite gagné le coeur de Bruges, afin de profiter autant que faire ce peut de notre séjour (de deux jours). Nous marchons, sans bien nous repérer ; si la cité est magnifique, tous ses quartiers se ressemblent. Puis notre sens de l’orientation, vous savez bien, hein !
Arrivés après moult détours, nous … nous sommes assis sur la Grand-Place. Hé oui, nous avons beau eu avoir dressé une liste à la longueur considérable des activités culturelles à visiter sur place, musées, expositions et autres, la fatigue nous a empêché de réaliser ces grands projets. Le soleil briller en outre trop pour nous en priver. Puis, finalement, il existe quantité de guides sur Bruges à pied, mais aucun sur Bruges assis. Voici une idée, non ?
Par la suite, nous avons erré, assommés maintenant par la force du soleil. Nous avons passés un fort agréable moment dans le petit parc qui jouxte le musée Groeninge, renfermant une des plus belles collections au monde de tableaux de Primitifs flamands. Le ciel et l’herbe se répondaient par la pureté de leur teinte, l’un bleu profond, l’autre vert gorgé d’eau et de lumière. A ce titre, Bruges est un endroit extraordinaire, où prendre son temps, paresser sur un banc, sans rien faire se révèle un passe-temps délicieux, luxueux même. Hélas, peu de touristes semblent pouvoir ou vouloir se l’octroyer, si bien que parfois, il flotte un air de Disney Land de l’histoire, avec des milliers de fourmis désirant se rassasier des lieux sans prendre la peine d’en sentir son essence.
J’ai ensuite manifesté mon désir de voir la Piéta de Michel-Ange (Dite aussi : « statue blanche » ! * Je me gausse inside *) ; malheureusement, l’église Notre-dame n’était déjà plus accessible qu’aux fidèles. Nous avons donc résolu de revenir le lendemain et de nous offrir, à la place une promenade non pas en calèche (Ah, ça revient souvent dans le texte, ce mot, devinez-vous l’intention de l’auteur ?) mais en bateau sur les canaux. Là, le conducteur du bateau nous a donné d’obscures explications et commentaires (« Pour apprendre une langue, il faut apprendre des mots, et les mettre ensemble, chaque mot un à un. » Qui oserait prétendre l’opposé ?).
Enfin, après cette ballade apéritive, nous sommes allés nous sustenter. Le restaurant italien favori de Christelle fermé, nous avons cherché et trouvé un autre établissement. On est entrés, il y avait une petite file avant d’entrer. Le serveur, un gros garçon joufflu, peau et cheveux gras, nous a sifflé pour nous indiquer qu’une place et libre. Nous avons pris place et ravalé nos sarcasmes, et passé commande. C’est là qu’on a commencé à rigoler : le serveur ne parle quasiment pas un mot de français ni de néerlandais, juste l’italien, et nous avons eu la bêtise de demander deux Pisangs (Pour ceux qui ignore de quoi il s’agit, c’est un apéritif alcoolisé, vert, au goût de banane, qu’on sert généralement avec du jus d’orange.) Or, le serveur n’a rien compris. Il n’a d’abord rien apporté, genre : les clients vont peut-être oublier, puis quand j’ai réclamé il a amené … une assiette pleine d’olives, de morceaux de salami et de deux mini pizzas. Là je me suis levé d’un bond, j’ai tapé l’assiette sur le comptoir, l’air contrarié (Barre au milieu du front, sourcils très froncés et mâchoires en avant !), et ai expliqué qu’on n’en avait somme toute rien à fiche de son truc. L’autre serveur, qui parlait un peu mieux les langues que moi je connais, s’est alors pointé, mais n’a pas plus compris que le premier ce que c’était que du Pisang, sur quoi j’ai préféré annuler le tout. Dans un geste commercial, et pas voleur pour un sou car cet homme, je le crie ici haut et fort, n’était pas un voleur, ce Robin des Bois des temps modernes, m’a offert l’assiette d’antipasti.
Les pâtes à la carbonara, elles, n’ont pas traîné. Nous avions une faim de loup, on s’est jeté (Surtout moi !) sur le plat, et là grosse déception ! C’était infâme. Franchement, déjà à la maison il me semble impossible, à moins de souffrir d’une tare congénitale, de rater une sauce aussi basique. Alors dans un restaurant ! Et pourtant, là, ils ont réussi au-delà de toute espérance, on aurait juré manger des pâtes au plâtre, saupoudrées de deux tranchettes de jambon. Un pur délice. Mais, je le répète, ces gens-là n’étaient pas des voleurs.
Pour digérer, on a opté pour une sympathique promenade dans les rues quelque peu dépeuplées à la soirée tombée, avec un ciel aux tons tendres, parmi les odeurs tantôt musquées, tantôt chargées des émanations des pots d’échappement. Avant de nous accorder une Kwak frappée et une glace aux fraises de saison sur une des terrasses au pied du beffroi, que nous avons photographié sous tous les angles.
Puis retour casa, et dodo.
Le lendemain, après avoir mangé les croissants que Krikri avait eu la gentillesse de prévoir (Si tu penses qu’on ne traite que de bouffe dans cet article, tape 1 …), on est encore partis en goguette, flânant, et on s’est offert une petite promenade en … calèche ! Mais oui ! Krikri en mourait d’envie. On a donc, comme jadis, déambulé sur les pavés brugeois. Le gars a encore distribué pas mal d’informations sur les monuments divers de la ville, mais je ne l’écoutais pas.
Enfin, juste avant de récupérer nos bagages laissés à la consigne de l’hôtel, on a pu admirer dans l’église Notre-dame la statue de Michel-Ange. Une merveille, peut-être mal exposée.
Voilà encore un chouette souvenir pour nos heureux amis les imbéciles.
23:53 Publié dans Collaboration entre Krikri et BEPP, L'Antre de la Panthère | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Nous étions bien à l'hôtel Medici, un quatre étoiles à "5" minutes à pied du centre, où on y voit des calèches, des calèches, des calèches ...
PS : la statue de M-Ange est bel et bien blanche ! na na ! ^^
Ecrit par : Christelle | jeudi, 16 août 2007
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