mercredi, 27 juin 2007

With George Michael in his own rol (Special appearance)

Avant, moi j'aimais pas les grands concerts. Enfin, ce n'est pas tout à fait exact, j'avais pas envie d'y aller plutôt, il y a une nuance. Trop de gens, quel danger !
Mais ça, c'était avant que je n'accompagne ma pote Krikri voir le show de George Michael ce samedi 23 juin 2007 au Sport Paleis d'Anvers. On avait tout bien prévu pour passer une bonne journée. Indispensable prérequis, en effet, pour parvenir à me convertir en amateur de grands concerts.

Pourtant, L'organisation marchait sur la tête depuis le départ. Le concert devait se tenir à Werchter. Parfaitement inaccessible par les transports en commun. Donc Krikri et moi on aurait dû s'y rendre en voiture, avec moi au volant, puisque Christelle ne possède pas le permis. Or, chacun sait que moi et la conduite, pour le moment, on s'entend aussi bien que Marc-OIivier Fogiel et Philippe Bouvard. M'enfin, les choses s'améliorant petit à petit, je me préparais psychologiquement, quitte à faire le trajet par étapes (Genre voyage Mons - Turin, sauf que tu retires environ mille cinq cents kilomètres et que le compte y est. Le mec méga motivé !) et je m'en sentais capable, même si bon, voilà ! (Tu suis ?)
Par chance, nous n'eûmes pas à recourir à un quelconque subterfuge, c'est George Michael himself qui s'en est chargé : voilà qu'on apprend, quasi en last minute, que ça se fera plutôt à Anvers qu'à Werchter (Genre : "Allo Coco, c'est quoi, Werchter, un camping ? Moi je veux un truc plus luxe. Oui, là où on est allés l'année passée, c'était pas mal. Mais il existe encore au moins ce pays ? Qui ? Didier Reynders et ... ? Yves Leterme ? Never heard of him !"). Pourquoi ce changement ? Mystère. Mais on soupçonne une incapacité du beau leader de feu Wham d'avoir été incapable de remplir le site de Werchter, soit le chiffre coquet de soixante-cinq mille âmes. Enfin, note, faire se déplacer douze mille personnes, c'est un sympathique lot de consolation.

Lorsque j'appris la nouvelle, j'effectuai un impressionnant mais néanmoins très élégant geste de joie. C'est ainsi qu'on loua une chambre d'hôtel sur place, et qu'on put se déplacer en train, Christelle à partir de Mons, moi à partir de Namur, dans la bonne humeur et l'insouciance qui constituent la marque de fabrique des Imbéciles Heureux (Appellation d'Origine Contrôlée Ta Mère, AOCTM).

Et le grand jour arrive. Dans le train, tout n'est que rire et chanson. On rit bien, on se fait des films, et les rigoladeries roulent à vive allure. On partage nos sandwiches au salami, fort goûteux ma foi.
On arrive à Anvers assez rapidement, on touille un peu pour sortir de la gare, mais Christelle, qui connaît un peu les lieux depuis son premier passage en novembre passé, déjà pour voir George Michael (N'allez pas penser cependant qu'on ne peut le voir qu'à Anvers. Il ne s'agit que d'une coïncidence.), nous met sur le bon chemin.

L'hôtel ne ressemble en rien à un palace. Toutefois il nous conviendra très bien, même si les parois de l'ascenseur s'avèrent trouées. * Film de peur inside * La chambre, d'une propreté acceptable, nous attend. On se repose un peu, on va avoir besoin de toute notre énergie pour la suite des évènements. A la télé passe "Le petit Baigneur" (Avec Louis de Funès. A savoir : les néerlandophones ne prononcent pas le S final de ce nom. Prononcez tout haut, ça provoque souvent l'hilarité générale.).

Après avoir été manger un bout sur le pouce (Et avoir reçu deux verres Simpson, je sais c'est du luxe aussi !), on embarque dans le métro. On a bien pensé à se vider la vessie auparavant, car comme mon amie, experte en la matière, me l'a expliqué, si on va pas perdre notre place (On va se battre pour en obtenir des bonnes !), on a intérêt à ne pas s'absenter. Et à ne pas avoir le système urinaire encombré.
Après quelques stations, nous atteignons le Sport Paleis. Dans le transport en commun, on a déjà croisé des fans, qui se rendent au même endroit que nous. Les files d'attente ne sont pas encore trop importantes. Mais il va maintenant falloir s'armer de patience. Car avant que les portes du bâtiment ne s'ouvrent, il va falloir attendre deux heures.
Mais deux heures, pour un imbécile heureux, ça ne paraît jamais long, surtout s'il se retrouve en groupe. Alors Krikri et moi on se raconte nos recettes de soupe, qui ne manquent pas de piquants, on se raconte des anecdotes de nos bagarres passées, on fait des réflexions, on découvre des sosies d'anciennes connaissances parmi la foule bigarrée. On apprend (Enfin, on nous confirme !) aussi que la première partie du spectacle ne sera assurée par Sophie Ellis Baxtor, à mon grand désarroi, et même carrément que la première partie a été annulée. Bullshit ! On nous raconte (A d'autres !) qu'en fait, l'infrastructure n'est pas prête pour accueillir Sophie Ellis Baxtor, et que voilà. Moi je détecte un mensonge beneath ! Paske si elle avait voulu, la Sophie, elle aurait pris sa guitare ou sa viole de gambe, et elle aurait proposé une session acoustique, ou un truc du style, quitte même à ce que je lui passe un de mes textes. Sophie Ellis Baxtor en train de chantonner : "Cambouis aussi", ça aurait pulsé grave !
Deux limousines passent aussi devant nous. Les fans font signe, moi je demeure stoic : je n'ai pas l'habitude de ce genre de manifestations, on sent que les autres ont des réflexes de moi inconnus. Ceci dit, personne n'était certain que derrière les vitres teintées de ces immenses véhicules de mauvais goût se cachait effectivement la star. Mais bon, l'espoir faisant vivre ! Puis ça reste tellement bon enfant tout ça.
Encore une bonne drache plus tard, quand enfin les portes s'ouvrent. Là c'est la cohue. Heureusement, j'ai été briefé : tout le monde se rue sur les bonnes places. Et les bonnes places, c'est tout à l'avant, au pied de la scène, qu'on les déniche. Noté. On va donc essayer de choper celles-là alors. Krikri m'a agrippé la manche, histoire qu'on ne se perde pas dans la cohue non plus, parce que bon ... Las ! A l'intérieur, on ne peut pénétrer que dans le grand hall, la salle de concert reste fermée. J'apprendrai par la suite qu'elles sont restées closes pour permettre à George Michael de répéter tranquillement. Cool, m'enfin pour faire ça, autant laisser les gens continuer à attendre bien sagement à l'air frais. Ici, on se croirait dans les entrailles d'un four micro-onde maintenu en plein soleil sur une tôle de zinc sur le temps de midi à Kinshasa. Et ça a duré longtemps, en plus, pas loin d'une demie heure. Enfin, moi pour m'évader, je regarde les plafonds, j'observe les gens, détaché. J'éprouve d'ailleurs de la fierté quant à ce flegme inopiné, qui aurait pensé ça possible il y a encore un mois ?

Enfin, Sésame s'ouvre. La ruée des fans reprend de plus belle. Krikri et moi fonçons vers les premiers rangs, on bifurque au dernier moment sur la droite et ! chance, on se trouve juste derrière la barrière, à peut-être deux mètres de la scène. Plus près, en gros, c'est dans les bras de George Michael. J'en connais une qui ne dirait pas non, mais moi c'est sans façon, merci.
On a à présent tout le temps de regarder l'immense salle se remplir. Quelques minutes avant le concert, tous les sièges semblent être occupés. Impressionnant. J'en ai la gorge nouée pendant quelques secondes. Mais je me propose de me laisser porter par les évènements, de conserver ce flegme qui m'a bien servi jusqu'ici.
J'en suis là de mes réflexions lorsque les lumières s'éteignent, le show commence, sur un écran géant, d'où un compte à rebours s'affiche. Musique grandiose, et là la star, celle qu'on attend depuis pas loin de quatre heures, George Michael arrive. C'est l'euphorie dans la salle. Et là George se révèle génial, il va parvenir à conserver cet état de bonne humeur géant pendant toute la durée du concert.
J'étais pas tellement fan, avant, d'ailleurs j'avais accepté pour voir à quoi ressemblait un grand concert, en bonne compagnie. Non seulement je n'ai pas ressenti la moindre déception, mais j'ai carrément été bluffé par le professionnalisme de l'artiste. Très à l'aise dans son beau costard, il enchaîne les tubes (Certains très fameux - ceux que je connais -, d'autres moins - je découvre avec bonheur...), et donne à voir un spectacle haut en couleur, enjoué, drôle et parfois sensible, mais juste ce qu'il faut. Le public le mitraille de ses flashes, les milliers de voix reprennent les airs en chœur, ... Au final, deux heures d'un concert splendide, techniquement parfait, humainement très sympa. Quand les lumières se rallument, tout le monde affiche une mine satisfaite, même si nombreux ont été ceux comme nous à donner beaucoup de leur temps pour voir ça.
Un petit tour par les stands de marchandising ensuite, Krikri pour les tee-shirts, moi pour m'offrir mon premier CD du chanteur (Je viens de me convertir, donc !), et on repart vers le métro pour regagner l'hôtel. Dans la station souterraine, on s'assied avec délectation. Dieu que ça fait plaisir !

J'ai encore englouti une cochonnerie avant qu'on ne regagne notre chambrette, car la faim me tenaillait les tripes. Je me suis ainsi régalé de bitter balletjes délicieuses, accompagnées de frite sauce andalouse. Les crasses, y a rien à faire, des fois ça ravit les papilles.

On a fini par s'endormir, Krikri et moi, épuisés, après avoir tenu des conversations sans queue ni tête où on rigolait tout le temps.
Vivement la prochaine réunion des Imbéciles Heureux avec, vous les voyez, des guest stars prestigieux !

Commentaires

Haaaaaaaa quel moment ! :-) Je ne me lasse pas de mes/nos photos ;-)

*what a wonderful world*

J'ai lu lundi un article de La Libre concernant le concert. En gros, ça dit : "George Michael, pataud, bouge comme il peut. On voit qu'il n'est pas dans son élément".
Je me demande si on a été au même concert !?!?!?

Gredin va !

Ecrit par : Christelle | mercredi, 27 juin 2007

J'vois le genre de critique, très snob, qui trouve que George Michael, c'est trop populaire. Punaise, on le mettrait sur scène, et on verrait ce qu'il fait lui !

Ecrit par : Cédric | mercredi, 27 juin 2007

C'est clair ! Qu'il en fasse déjà autant et on en reparlera !

Ecrit par : christelle | jeudi, 28 juin 2007

C'est que des méchants pas boooooooooooooooooo les journaleux

Sauf Hugh Dayez et Rudy Leonet :op

21 c'était mieux avant :'(

Ecrit par : Séb | jeudi, 28 juin 2007

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