mercredi, 30 août 2006
Paris 30 juillet
07h45 : Ai vraiment hâte de retrouver mon lit douillet au soir. Cet hôtel est pourri jusque dans la literie.
07h46 : Punaise, il fait encore aussi chaud dehors. Mais le ciel se voile, je sens comme une pluie qui menace de rincer Paris. Ai eu une bonne idée de me réserver le Louvre pour aujourd’hui, un peu comme un bon dessert à la fin d’un repas copieux et savoureux.
07h50 : M’enferme dans le placard – salle de bain. Se laver là-dedans relève de la gymnastique suédoise. Ca me rappelle la « salle de bain » dont je disposais dans mon « appartement » à Bruxelles. Bien ! Penser à l’appart d’Ixelles me permet de me croire soudainement dans un palace cinq étoiles, genre le Ritz.
08h30 : Le petit déjeuner. Heureusement que le jeûne n’a pas duré trop longtemps, m’étonnerait qu’on soit rassasiés avec ce qu’on nous sert ici… Tartine copieusement mon croissant de beurre, histoire d’emmagasiner un maximum d’énergie dans mon organisme.
09h10 : Espère que je tiendrai jusque midi avec ce que j’ai dans l’estomac. Ai descendu mes bagages, qui se sont alourdis depuis mon arrivée de vendredi, à cause de menus achats de quelques bouquins pas chers. Mon sac de voyage m’attendra donc dans un coin « sûr » de l’hôtel, à savoir le hall d’accueil. Me persuade qu’il n’y a rien de plus normal, que mes effets personnels ne risquent rien, et je m’en vais, le cœur léger, toujours avec la même équipée, Aline, Sylvain et Thibaut, vers le Louvre.
09h31 : Dans le métro. Joie ! Peux à présent me déplacer comme un vrai d’ici, sans les mains. Suffit de laisser les jambes suivre le rythme du wagon. C’est un peu chaotique, ça manque un peu de naturel, mais ça tient la route.
09h32 : on oublie, ai failli me viander. Heureusement, personne n’a fait attention à moi, enfin je ne crois pas. Mais vais prendre une place assise quand même. Faut être cascadeur pour réaliser ce genre de prouesses. Les parigots, vraiment…
09h40 : Arrivons devant le royal édifice. Petite note sur les lieux, sur la base des explications glanées au cœur du musée sur le sujet : le premier Louvre date du XIIe siècle, lorsque Philippe Auguste fit bâtir un puissant donjon circulaire entouré d’une enceinte pourvue de tours et de deux logis. A cette époque, les attaques, venant d’Angleterre notamment, se répétaient à un rythme soutenu, et l’autorité royale devait chaque jour se consolider. Au fur et à mesure que les siècles passèrent, le Louvre perdit son rôle défensif. A la fin du XIVe siècle, le terrible, Charles V décida de s’y installer à demeure, et fit réaménager l’ensemble par Raymond du Temple. Ce dernier eut à cœur d’allier l’exaltation de la puissance du royaume, le confort, relatif vu l’époque, et la mode, qui était alors au gothique.
Pourtant, par la suite, les rois, devant faire face à de graves troubles (Le Moyen-Âge, mine de rien, c’était quand même pas une sinécure !), quittèrent Paris, au profit du val de Loire, ou de l’Ile-de-France.
A la Renaissance, François Ier fera du vieux château un palais somptueux. L’architecture se modifia en profondeur le Louvre, et lui conféra plus ou moins l’aspect qu’on lui connaît encore aujourd’hui. Les travaux se poursuivirent sous Henri II, puis Charles IX. Catherine de Médicis, fit à son tour édifier (en partie) un autre palais, en dehors de la ville, au lieu-dit des Tuileries.
Henri IV, le brave Gascon, une fois reconnu par tout le monde comme le successeur de Henri III (L’histoire est complexe… Lisez donc « Fortune de France », de l’immense Robert Merle, et soudain vous saurez tout de l’Histoire de France aux XVIe et XVIIe siècles…), désireux d’affirmer Paris comme le centre politique et intellectuel, décida qu’il fallait relier le Louvre aux Tuileries. Mais Ravaillac planta sa lame dans la chair de Henri de Navarre avant que le projet ne soit achevé, et c’est son fils, Louis XIII, qui supervisa sa poursuite. Il confia notamment la décoration intérieure de la Grande Galerie à Nicolas Poussin. Louis XIV, le roi soleil, ordonna encore quelques agrandissements. Mais ce dernier, obnubilé par Versailles, délaissa bientôt le Louvre définitivement.
Au XVIIIe siècle, Louis XVI ne se rappelait que très peu que Versailles n’était qu’une résidence secondaire, coquette certes. Qui sait si la Révolution aurait eu lieu, si les souverains n’avaient pas abandonné Paris si longtemps ?
Napoléon lui, comprit que pour asseoir son pouvoir, il devait réinvestir le Louvre. Mais il n’en eu guère le temps, et à part un petit arc de triomphe à l’entrée des Tuileries, le Louvre semble l’avoir méprisé…
Durant la restauration, pas grand-chose à signaler. Par contre, Napoléon III, le petit, marqua le palais de son emprunte en se souvenant des projets de Henri IV. C’est à l’empereur que l’on doit la jonction définitive du Louvre aux Tuileries. En outre, le palais devint plus « utile », puisqu’il abrita de nombreux locaux affectés à l’administration. Hélas, la Commune, soit la guerre civile faisant suite à la débâcle française face aux Prussiens, engendra la destruction des Tuileries par un incendie. En 1883, on décida de raser ses ruines.
Et le temps passa, inexorablement, jusqu’à ce qu’en 1981, François Mitterand, élu président de la République, inaugure son ère par les « grands travaux », dont le Louvre fut le centre. Aujourd’hui, le musée n’est donc plus cloisonné ; le public pénètre par la pyramide de verre de l’architecte Pei, et à partir de ce gigantesque hall d’entrée, se dirige librement (Une fois sa besace scannée par les vigiles…) vers la ou les sections qui l’intéressent (Après avoir payé son entrée, ça va sans dire !).
09h41 : Me fait donc scanner la besace. Cache mal ma fatigue, néanmoins, être enfin dans le Louvre représente une grande joie pour moi.
09h45 : Décidons de nous rendre en premier lieu dans la Grande Galerie, qui abrite les œuvres italiennes. Rencard avec Mona Lisa.
09h46 : Au passage, m’aperçois qu’il y a même moyen de faire un tour « Da Vinci Code », avec la voix de Jean Réno en guise de guide.
09h50 : Crois que je vais beaucoup marcher, aujourd’hui. C’est gigantesque ici !
09h51 : Atteignons la grande galerie. Passons avec une indifférence inacceptable devant des Raphaël, des Botticelli, et arrivons devant la Joconde, la star incontestée de l’endroit, la princesse devant laquelle les touristes et amateurs d’art du monde entier viennent se prosterner.
Quand j’avais 17 ans, mon professeur d’histoire de l’art nous a un jour déclara que le sourire de Mona Lisa n’avait rien de transcendent, que seule la légende avait pu déchaîner autant de théories, de ragots. Car pour le véritable historien de l’art, poursuivait-il, ce n’est pas tant la dame (En est-ce bien une ?) à l’avant-plan qui doit fasciner, mais bien l’arrière-fond, qui présente pour la première fois dans l’art occidental une perspective sinueuse.
Ca, c’est son avis.
Car au-delà de cet aspect purement technique et désenchanteur, il y a cette femme, une inconnue, peut-être (voire sûrement) Lisa Gherardini, l’épouse d’un notable florentin, Francesco di Bartolomeo di Zanoli del Giocondo (Non, ce n’est pas de mémoire !), dont le portrait, vieux de presque cinq cents ans, fixa à jamais une forme de l’idéal féminin. Quant à Léonard de Vinci, on ne le présente plus. Grand maître du prieuré de Sion (Heu non, pas ça !), un des plus hauts esprits de l’humanité, en même temps qu’un des plus grands créateurs de la peinture. Notons encore que de Vinci travailla quatre ans au portrait de Mona Lisa, et ne le considéra jamais comme achevé, ce qui expliquerait pourquoi il l’emporta avec lui en France, à l’invitation de François Ier.
Pour le reste, certains ressortent de leur rencontre avec la Florentine déçus, certains éblouis. Quoi qu’il en soit, visiter le Louvre sans lui faire un petit coucou serait du dernier snob.
Dans la même salle se trouvent encore pas mal de toiles de Véronèse, grand maître de l’école vénitienne dont les noces de Cana, qui pâtissent du succès de sa triomphante voisine. Dommage, car cette immense composition, dans laquelle Véronèse a représenté, plaisantin, Charles Quint, François Ier (Encore lui ?) Soliman, ou encore ses potes le Titien et le Tintoret, impressionne par sa théâtralité, sa fougue, ses chatoyantes couleurs.
10h21 : Plane littéralement dans la Grande Galerie, en compagnie de Fra Angelico, Pisanello, Uccello, Andrea Mantegna, Vittore Carpaccio ; de la Vierge aux rochers, du Saint Jean-Baptiste, de La Vierge, de l’Enfant Jésus et Sainte Anne du même de Vinci ; de Raphaël,du Titien, du Corrège, du Tintoret, du Caravage, …
Le Couronnement de la Vierge - Fra Angelico
Portrait d'une jeune princesse - Pisanello
La Bataille de San Romano - Uccello
La Crucifixion - Andrea Mantegna
Vénus et les Grâces offrant des présents à une jeune fille - Botticelli
La Prédication de Saint Antoine à Jérusalem - Vittore Carpaccio
La Vierge aux rochers - Leonard de Vinci
La Vierge, l'Enfant Jésus et Sainte Anne - Leonard de Vinci
Saint Jean-Baptiste - Leonard de Vinci
Saint Georges luttant avec le dragon - Raphaël
Le Concert champêtre - Le Titien
Le Mariage mystique de Sainte Catherine - Le Corrège
Le Couronnement de la Vierge ou le Paradis - Le Tintoret
La Mort de la Vierge - Le Caravage
10h55 : Croise Aline en « Espagne ». Nous dirigeons vers la galerie française.
11h02 : Galerie française, avec Delacroix, Géricault, David, … Emotions devant la mort de Sardanapale, ou le Radeau de la Méduse, Dante et Virgile aux Enfers, …tous ces immenses tableaux qui exaltent la liberté, qui évoquent la passion furieuse, le fantastique. Comment rester insensible face à de pareilles merveilles ?
La Mort de Sardanapale - Eugène Delacroix
Le Radeau de la Méduse - Théodore Géricault
11h15 : Fonçons, en passant à côté de la Victoire de Samothrace, de la Vénus de Milo, et prenons la direction de « l’Egypte antique ». Sens des fourmis dans les jambes. Ai faim.
11h55 : Dois bien dire que je n’ai pas été très attentif, l’estomac se noue, ai trop faim. Aline accuse la fatigue aussi. Fais beaucoup de photos. Le lieu m’inspire. Me prends pour Juliette Greco, je rêve à Belphégor. Croise un fantôme. Sa photo bientôt dans l’album consacré à Paris.
12h00 : Fidèles au rendez-vous, Sylvain et Thibaut nous attendent pour aller quérir notre repas. Craque pour une énorme et débordante assiette de crudités. Au prix où on a le toupet de vendre ça, en même temps… Mais l’assiette évoque déjà assez la pyramide de Pei comme ça sans que je risque d’encore y ajouter un radis. Le gars derrière sa caisse a l’air de me regarder d’un drôle d’air, comme si j’avais piqué l’embarquement pour Cythère et que j’avais essayé de le planquer sous les carottes râpées. Reste digne. Oui, mon assiette est bien remplie, et alors ?
12h34 : Avons fini de nous sustenter. Moment de farniente. Personne n’a envie de bouger encore. Ressentons les nombreux kilomètres parcourus depuis deux jours dans la plante de nos menus petons (44, pour moi).
12h59 : Décidons malgré notre épuisement extrême de reprendre la route. Les autres vont me quitter bientôt pour visiter une expo « Star War » (Les lasers, tout ça…) à la Villette.
13h00 : une exposition temporaire attire mon attention. Ca tombe bien, j’y ai accès. Joie. Profondeurs vertes, de Mike Kelley. Celui-ci présente, à l’occasion d’une grande exposition sur le rapport entre les artistes américains et le Louvre, une installation multi medias alliant musique, films et textes littéraires. L’artiste s’inspire pour le thème de célèbres toiles de la peinture américaine (« Watson and the Shark » de John Singleton Copley et « Recitation » de Thomas Wilmer Dewing). Envoûtant, effrayant. A vivre.
13h24 : Mes amis s’en vont à la Villette. Je m’offre encore trois heures dans les entrailles du musée.
15h00 : Sors de la section consacrée à l’égyptologie. Un rêve de gosse, en fait. Jamais vu autant de pièces, sauf peut-être au British Museum, il y a dix ans, mais j’étais trop jeune pour apprécier à sa juste valeur les trésors exposés, ou encore lors d’une exposition sur l’Egypte de l’ancien empire, visitée en 1999 au Petit Palais avec papa.
Extraordinaire voyage à travers l’ancien, le moyen et le nouvel empire, parsemé de sarcophages, de hiéroglyphes, de délicates sculptures, de statues monumentales à la gloire des pharaons, de momies, … Un vrai bonheur que je savoure à chaque pas. Je prends encore des photos, n’hésitant pas à me coucher sur le dos pour capter le meilleur angle. Après tout, personne ne me connaît ici !
Le scribe accroupi
15h01 : Tiens, comme le laissait présager la couche nuageuse épaisse de ce matin, il pleut abondamment à présent…
15h23 : Suis sorti quelques instants de l’enceinte du musée au profit d’une galerie couverte pour aller chercher quelques liquidités. Je compte bien acheter le guide du Louvre, qui se vend à un prix raisonnable et qui me semble très complet.
15h45 : Ai enfin trouvé le deuxième étage ! Là, je parcours de plus en plus rapidement les salles. A ma grande surprise, découvre qu’effectivement, on peut se dégoûter de voir tant de chefs d’œuvre. Un peu comme pendant les fêtes, quand on se surprend à ne plus avoir envie de foie gras de canard…
17h00 : Ai quitté Watteau, van Ruysdael, Fragonard, Boucher, et tous leurs amis, à regret. M’offre un brownie, que je ne parviens pas à savourer à mon aise. Dommage, il était bon…
17h26 : Dans le métro. Allez, j’essaie une dernière fois… Oui… Oui, je tiens… Attention, une secousse… Ouais, c’est bien… Oui encore… Et j’arrive à destination ! J’y suis arrivé !
Fier comme un paon, je sors de la rame de métro à Château Rouge, et remonte vers l’hôtel.
17h59 : Vérifie que les valises n’ont pas bougé. Ok… Par contre, il n’y a personne à la réception. Normal, je suppose, dans ce bouibouis…
18h03 : Prend place avec mon bouquin sur une terrasse, sous une tonnelle, à l’abri des averses. Commande un Perrier citron. Me demande si les autres seront à l’heure au rendez-vous.
18h15 : Quand même incroyable ça, personne n’est encore là ! Valait bien la peine que je me dépêche, tiens ! Ah, justement, quand on parle du loup, voilà Balbette et Nancy qui arrivent… Qui me font signe, et qui se dirigent tout droit à la terrasse du café d’à côté. Me penche. Toute la bande des foireux lutins sont là ! …
Bon… Admettons donc que je n’ai pas critiqué leur ponctualité. Aline, Sylvain et Thibaut reviennent aussi de leur périple dans les étoiles. Bien bien, toute la troupe se retrouve au grand complet.
18h45 : après avoir consommé une tarte à la crème douteuse pour ma Balbette et une boisson rafraîchissante pour les autres, nous allons chercher nos valises.
18h56 : les neuneus proposent de prendre le métro à une autre station que celle à laquelle nous nous sommes habitués. Je doute. Pourquoi changer une bonne habitude ? Et sont-ils certains qu’il n’y a pas une correspondance en partant de cette autre station ? Oui, oui, ils sont sûrs.
D’une part, ils n’ont quasiment pas pris le métro de tout le séjour, et sûrement pas seuls, et d’autre part, je ne fais nullement confiance à leur instinct, leur bon sens ou tout simplement leur cerveau. Mais bon, la fatigue nous assomme tous un peu, il pleut… nous les suivons.
19h07 : Non mais quelles purges ! Y a bien une correspondance, alors que de l’autre côté, à Château Rouge, c’est direct ! En plus, ces pigeons se sont déjà perdus… Pas possible ! La mauvaise humeur se jette sur moi comme misère sur le monde.
19h09 : faut changer à la prochaine station. Avec tout mon barda, je ne suis plus du tout tenté de jouer le Parigot blasé qui ne se tient pas à une barre… Ah, tiens, la lumière s’éteint. Cosy, une rame de métro dans l’obscurité.
« Mesdames et messieurs, suite à une coupure de courant, votre convoi est immobilisé pour une durée indéterminée. Veuillez nous excuser pour … »
19h09 + quelques secondes : j’ai des envies de meurtre qui me montent…
19h11 : On repart. Heureusement, parce que ça sent le chien mouillé, ici dedans, je deviendrais vite très agressif, moi, j’aime pas me sentir coincé, moi, surtout à cause de ces mollusques, qui ne sont même pas fichus de trouver l’entrée du métro, qui se sont déjà perdus entre l’hôtel et là, qui n’ont pas le QI d’un oursin, qui… Je me calme un peu. Après tout, moi j’arriverai au quai du Thalys à temps, je rentrerai tranquillement chez moi, moi, et finalement, ça me ferait bien rire s’ils rataient le train, coincés comme des blaireaux à Paris, sans hôtel…
19h20 : Comme je le disais, nous sommes finalement arrivés sans encombre à la gare du Nord. Les mollusques ont dû se perdre quelque part. Bien fait…
19h32 : M’absente un instant. Un gars me demande du feu pour allumer sa barre de shit. J’vois l’genre… Allez, tiens, mon briquet. On se met à discuter. Ben c’est marrant à dire, mais la racaille de Paris est franchement sympa. A la fin de la conversation, où je sais à peu près tout de la vie du mec, il me rend tout gentiment mon briquet, et me souhaite une bonne soirée.
19h36 : montons dans le train, les autres sont finalement arrivés. Ne leur adresse même pas la parole.
19h54 : Roulons. Echange des photos. « Admire » celles de la chef des neuneus. Cette tache a pris en photo les tentes distribuées aux SDF pour lutter contre la canicule. M’insurge. Comment peut-on photographier ainsi la misère des gens, comme s’il s’agissait d’un petit souvenir d’un endroit typique ou d’un détail cocasse ? Mais la propriétaire de l’appareil, de l’autre côté de la banquette, fait la sourde oreille.
Madame, je vous méprise…
20h00 : Il fallait s’en douter. La crème bizarroïde sur la tarte qu’Anne a engloutie à Montmartre lui détraque l’estomac. Malade, quoi. Nancy la charrie. Ris et pire, encourage.
20h30 : Retour à Bruxelles, gare du Midi. Je prends vivement congé de tout le monde, le train pour Namur arrive dans dix minutes
21h32 : Que d’images se bousculant dans ma tête ! Relis les petites notes prises au vol tout au long du séjour. Souris. Ai hâte de retrouver mes brigands, que Q.A. a sûrement chouchouté comme il se doit.
23h43 : Vanné. L’appart n’a pas changé. Largo et Cambouis ont été merveilleusement bien soignés. Je sombre… Demain… Le boulot…
20:50 Publié dans Paris tout ce que tu veux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
hi hi ! à voir comme tu parles des neuneus, j'regrette pas d'être restée chez moi ! :-D
Ecrit par : christelle | mercredi, 30 août 2006
Ben on était pas trop en contact avec eux, donc ça allait. Mais le coup du métro, j'oublie pas...
Ecrit par : Cédric | mercredi, 30 août 2006
Y a de quoi, c'est sûr !
Ecrit par : christelle | mercredi, 30 août 2006
J'ai pu constater que la dernière partie de cette note avait interpellé quelques personnes, dont certains participants du voyage à Paris.
Pour rappel, je relatais en un petit nombre de paragraphes notre départ quelque peu chaotique de notre hôtel vers la station de métro "la plus proche", et des conséquences qui en ont découlé.
Des réserves ont donc été émises dernièrement quant aux termes peu élogieux que j'emploie pour qualifier certains de mes convives. J'avoue avoir nié dans un premier temps cette critique, arguant de la "spontanéité" de mon écriture pour justifier ma prose délétère.
Néanmoins, après une vive remise en question, j'en suis venu à la conclusion qu'effectivement, si j'ai le droit d'exprimer mon opinion librement, je ne peux en revanche m'autoriser des propos insultants pouvant heurter la sensibilité d'amis qui me font la gentillesse de lire ce blog.
Sans doute aurais-je dû prendre d'amblée l'initiative de me censurer, même si vider mon sac m’a permis de me défouler, et ne pas me livrer à un exercice où de l'aigreur, explicable sans doute par un état d'esprit assez pessimiste et chagrin pour l'instant, transpire de chaque ligne.
Aussi livré-je ici mon mea culpa officiel pour ces termes trop discourtois qui ne m'honorent guère, même si j'avoue que mon opinion profonde sur les personnes directement visées ne changera pas, et même si, pour des raisons d'honnêteté intellectuelle, pas un mot de l'article de sera modifié.
Toutes mes excuses.
Sincèrement,
Cédric
Ecrit par : Cédric | dimanche, 17 septembre 2006
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